Le tueur a commis un meurtre, et kidnappé une autre victime, et il faut découvrir pourquoi. Toute l’équipe est passée au crible, chacun a sa version de la réalité, et se retrouve avec des soupçons. Suite à la mort de son enfant, Kay Rousseau (Louise Lombard) revient pour la première fois à la tête d’une équipe. Son implication dans la mort du bébé demeure encore. Son second, Matt Costello (Danny Dyer) lui est quant à lui fidèle. Dr George Austen (Lyndsey Marshall) se retrouve sur l’affaire, alors qu’elle avait justement travaillé sur le dossier Kay avant. Elle sait des choses que Kay aimerait que personne ne sache, mais la propre addiction d’Austen, l’alcool va lui attirer des ennuis.

Prévu pour être un drama en deux parties, le tout a finalement été raccourci à 1h26, et cela est franchement malheureux, ne servant pas du tout le programme.

On retrouve sur Kiss Of Death un certain nombre d’acteurs connus, qui fait qu’on peut s’imaginer que la qualité sera au rendez-vous. Ace Bhatti, Lenora Crichlow, Danny Dyer, Louise Lombard, Lyndsey Marshal occupe les premiers rôles. Un casting impeccable pour un téléfilm moyennement agréable.

Tout d’abord, les personnages, dont l’aversion les uns pour les autres n’aide pas à les trouver sympathiques. À vrai dire, ils passent plus de temps à s’opposer, car travailler sur l’affaire pourrait-on presque dire. Un certain nombre se connaissent et le passé n’est pas véritablement laissé de côté. Nous avons le droit à des flashbacks pour petit à petit nous expliquer les liens, le tout s’orchestrant principalement autour du personnage de Louise Lombard, Kay.

Kiss of Death a été à l’occasion appelé le Boomtown anglais, car le concept est similaire : une histoire, différents points de vue. C’est exactement ce à quoi on assiste. Nous revenons à l’occasion sur les personnages, quand on les délaisse, et si nous avons déjà vu la scène, on passe à la suivante, une fois que le spectateur a compris ce qui bouche le trou.

Le scénario reste assez réfléchi, alambiqué, et au milieu de tant d’animosité, cela ne sert pas le programme. C’est alors assez lourd à suivre, car seulement un ou deux protagonistes trouvent grâce à nos yeux, malgré toute la sympathie que l’on peut avoir pour l’interprète.

Le début est d’ailleurs assez chaotique dans son montage. Alors que l’on vient à peine de commencer, nous avons déjà droit à des flashbacks, et on ne sait à peine de quoi parle le téléfilm. Difficile de s’immerger dans l’ambiance et dans l’affaire. La suite se détachera de ce défaut, mais les premiers pas sont souvent fatals. La suite possèdera quelques bonnes idées, et une fois qu’on se fait au style assez froid, on peut encore accrocher. Le tout se finit sur un point de vue de l’un des personnages, fortement prévisibles, et placé volontairement à la fin pour appliquer le concept jusqu’au bout, mais qui fait forcément abusif. Qui plus est, cela aurait presque mérité une suite. On reste donc sur notre fin, avec la sensation que la scénariste Barbara Machin en a trop fait.

Kiss Of Death n’est pas une franche réussite dans son genre, et malgré un casting impeccable, ce n’est pas suffisant pour sauver le téléfilm de ses erreurs.

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CaroleC
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