Knight Rider (2008)
Charles Graiman, un inventeur, est victime d’un groupe de mercenaire venu lui extorquer les codes d’accès du programme Prometheus. K.I.T.T. part à la recherche de la fille de son constructeur pour la protéger, car elle seule peut encore décoder le système. Ils vont devoir s’adjoindre les services de Mike Traceur, ami de la famille, pour pouvoir s’en sortir.

Plus de 20 ans après l’arrêt de la série originale, K2000 – en français – ressuscite une fois de plus la voiture. Ce n’est pas la première fois, mais il faut bien avouer que les précédents essais n’ont pas trop marqué, et ce fut grandement justifié. Il ne faut donc pas s’attarder sur ses suites oubliables, car la nouvelle version veut s’inscrire dans la continuité de la série originale. Ainsi, Mike Traceur finira par apprendre qu’il est le fils de Michael Knight. Charles Graiman est le constructeur de la première K.I.T.T., et forcément, de la seconde.

La version 2008 veut moderniser l’histoire, mais aucunement toucher au concept. La philosophie n’est clairement pas la même que pour Bionic Woman, ici, on garde plus que l’idée de base. Le résultat final n’étonne donc pas trop, car, il faut bien se le rappeler, la série culte des années 80 était loin d’être un chef-d’œuvre, mais vu la qualité moyenne des séries de l’époque, on n’en demandait pas trop. En 2008, NBC ne compte pas réinventer la roue, et se contente d’une histoire aussi crédible que celles qui se déroulaient dans les 80’s. Heureusement, le monde a évolué, les brushings de l’époque ont disparu, et Mike Traceur ne semble pas destiné à fréquenter tout ce que l’Amérique peut générer comme rednecks pourris.

Ce téléfilm se présente comme un pilot de série, mais n’en deviendra un que si le succès est présent. Nous saurons donc rapidement ce qu’il va advenir de ce projet. Nous sommes introduits à tout cet univers, clairement construit pour ne nous donner qu’une image grossière de ce que pourrait être la série. L’ambition est de rester dans le divertissement sans prétention. Les personnages ne sont pas écrits avec subtilité, et le nouveau conducteur de K.I.T.T. ne brille pas par son charisme ou son talent. Il faut reconnaitre que le scénario ne prend pas de risques. Pas vraiment de surprises, pas trop de suspens et un peu d’humour, car le ton ne se veut pas trop grave. Le décor est planté, voilà tout. Il ne faut pas en attendre plus.

La nouvelle voiture n’est plus une Pontiac Trans Am, car bon, ce modèle a fait son temps. Nous avons droit au dernier modèle de Ford Mustang, et pour les amateurs, nous avons l’occasion de la voir sous tout les angles, ou presque. Elle a évolué, et pour nous en mettre plein la vue, on nous montre quelques nouvelles fonctionnalités assez efficaces. Les effets spéciaux sont assez réussis. La chaine a de toute façon fait quelques économies en allant tourner du côté de Las Vegas (la série, pas la ville), profitant de l’occasion pour promouvoir indirectement une autre de ses séries.

Côté acteur, on retrouve des têtes connues telles que Bruce Davison, Sydney Tamiia Poitier, Chris Mulkey, et bien entendu, David Hasselhoff qui vient passer le flambeau. Si série il y avait, il ne serait pas surprenant qu’il vienne faire la guest star à l’occasion. Val Kilmer fait la voix de K.I.T.T., ce qui au début sonne un peu étrange – un détail qui ne dérangera surement pas en VF. Pour les premiers rôles, deux acteurs moins connus, sauf pour les adeptes de soaps, Justin Bruening et Deanna Russo. Ces deux derniers ne sont pas toujours convaincants, mais on peut aussi admettre qu’avoir l’air crédible quand on parle a une voiture n’est pas forcément toujours aisé. Pour finir, Wayne Kasserman (The Kill Point) joue le sidekick. Son rôle est anecdotique, mais la fin semble le placer avec le reste du casting, surement en prévision de la suite.

Knight Rider version 2008 ne remontera pas le niveau de la série originale, et ne semble pas en avoir l’ambition. Le téléfilm n’est pas d’une grande qualité, mais offre un divertissement honnête, sans plus. Les nostalgiques de la première série y trouveront surement de quoi satisfaire leur passion. Si série il y a, par la suite, on ne peut pas en espérer grand-chose.