Mike et Sarah sont sur une mission qui va mal tourner, car des hommes sont à la poursuite du conducteur de KITT. Ce dernier a perdu les souvenirs d’une partie de ce qu’il a vécu durant ses missions en Irak, ce qui n’empêche pas ses assaillants de persister.

Nous reprenons l’histoire quelque temps après la fin du téléfilm pilot. Les choses ont un peu changé, enfin, pas tant que ça, mais maintenant, il y a toute une organisation autour de KITT. Nouveaux décors, nouvelle équipe, nouveaux enjeux,…

L’épisode débute sur Mike Tracer en mission. Ça tourne mal. Course poursuite, prises de risque, émotions… Bref, on veut nous imposer un rythme soutenu dès le début, histoire que l’on reste jusqu’au bout. Ce ne sera pas le cas de ceux qui attendaient une révolution. Déjà, il faut être honnête, la série originale n’était pas franchement bonne, alors on peut encore se demander comment on pouvait espérer qu’un remake vienne à ce point changer la donne. Battlestar Galactica est une exception, pas la règle.

Bref, cet épisode est, en quelque sorte, un nouveau pilot. On nous introduit à une nouvelle conjoncture qui implique agents gouvernementaux, mission secrètes, et donc, une organisation pour chapeauter le tout. Les nouveautés ne sont pas introduites avec finesse, car cet adjectif ne peut pas spécialement être employé pour parler de Knight Rider. C’est parfois gros, parfois grotesque, mais ça marche, on comprend tout sans avoir besoin de faire appel à un neurone supplémentaire. Les nouveaux personnages ne sont pas spécialement intéressants, mais apportent un plus indéniable au niveau des opportunités de développement. Paul Campbell – qui a vraiment une tête à s’appeler Billy – et Smith Cho sont là pour le côté « technique », mais surtout pour apporter de l’humour. Yancey Arias s’occupe de son côté de la partie « mystère » et froide autorité. Les anciens, à part Justin Bruening – qui a vraiment besoin de s’améliorer, vraiment – sont assez en retrait, surement pour permettre aux nouveaux d’être introduit, mais il faut aussi dire que l’histoire se concentre avant tout sur Mike Tracer qui finit par devenir Michael Knight, suite à tout un schmilblick censé mettre en place une sorte d’intrigue fil rouge.

On est ici dans le divertissement pur, limite décérébré, à consommer avec modération, mais pas sans plaisir pour autant, car bon, on sait ce que l’on va voir quand on se met devant un épisode de Knight Rider, on ne peut pas le faire sciemment en croyant y voir de la grande qualité télévisuelle, du coup, difficile d’être déçu par le résultat. Certes, c’est quand même facilement perfectible, c’est indiscutable, mais, malgré l’écriture grossière, il y a la volonté affichée de créer quelque chose de plus consistant qu’il n’y parait. Après ce premier épisode, il est assez évident que, de ce côté, il y a encore énormément de travail à faire.

Finalement, ce n’est pas très glorieux, mais ça reste du Knight Rider. On ne peut pas en attendre beaucoup, ce qui laisse à la série l’opportunité de nous surprendre. Vu le niveau, ça ne devrait pas être difficile de le faire.

Cette critique a initialement été publiée le 18 septembre 2008