Après avoir découvert sur un site internet des photos et vidéos d’explosifs, Lupo et Bernard remontent jusqu’au blog d’une personne planifiant l’attaque de son école. Trouver son identité devient plus que primordial.

Écrire « fin de série » dans le titre deviendrait presque une routine ces derniers jours, mais cela n’a clairement pas la même signification pour Law & Order. 20 saisons, ce n’est pas rien et on parle ici d’un monument de la télévision américaine.

Mais parler de l’histoire et de l’importance de la série est un peu hors-sujet dans cette critique, il faudra alors revenir dessus une autre fois.

Ce series finale, donc, nous parle d’une attaque terroriste contre une école. La cible n’est clairement pas anodine, car dans la tradition Law & Order, il n’est pas question ici de ne raconter qu’une simple course contre la montre pour empêcher une explosion. Bien au contraire, car même si cela finira par fournir une grosse dose de suspens, le sujet n’est pas l’attaque, mais les problèmes du système éducatif et des limites de la loi.

Ici, l’enquête ne cesse de rencontrer des obstacles. Les détectives parviennent à trouver des éléments pouvant diriger vers l’auteur des menaces, mais celles-ci ne semblent pas être suffisamment concrètes. L’idée est donc d’identifier la cible, ce qui mènera Lupo, Bernard, Cutter et Rubirosa dans le côté sombre du monde professoral. Là où ceux qui aiment leur métier sont blâmés et n’ont que peu d’opportunité de se défendre ou d’espérer retrouver leur travail tel qu’il était.

La défense des professeurs est un mur qui semble infranchissable, tout comme celui des parents qui refusent, même au nom de la sécurité de leurs enfants, de laisser la police passer les portes d’une école. Bien entendu, les points de vue sont légitimes et clairement construits autour de précédents peu glorieux. Le fait est que nous savons ce qui se passe réellement et que voir les personnages se battre contre une loi du silence inébranlable est assez édifiant.

Il faudra l’intervention d’un Jack McCoy énervé pour débloquer une situation qui aurait pu être catastrophique. On n’avait d’ailleurs pas vu le D.A. animé d’un tel feu depuis longtemps.

Rubber Room a donc un propos plus que pertinent qui trouve appuie sur des enjeux de premières importances. Le tout nous donne du très bon Law & Order. Il ne manquerait juste qu’un passage dans le tribunal pour que la conclusion soit complète.

Au lieu de ça, l’épisode va se terminer sur une petite fête en l’honneur du Lt. Van Buren. C’est plus que mérité pour le personnage le plus ancien de la série. De plus, en rassemblant tous les protagonistes une dernière fois, cela donne presque une image de fin. À la vérité, il aurait été impossible d’offrir une fin réellement symbolique à cette série qui, d’une certaine façon, continue.