Law & Order – By Perjury (19.09)

Un plaignant dans un class-action contre une compagnie aérienne est retrouvé mort. Rapidement, les preuves vont pointer vers l’avocat de la victime.

L’épisode s’ouvre sur une enquête pour meurtre assez classique, même si Lupo et Bernard suivent des preuves qui paraissent un peu légères par moment – après 19 saisons, c’est le genre de chose que l’on remarque rapidement. Forcément, cela ne tiendra pas au procès, surtout que l’avocat va utiliser les études pénales de Lupo contre lui. Je ne sais pas où on va avec ça d’ailleurs, mais ça revient souvent. Peut-être que l’acteur a prévu de rejoindre le bureau du procureur dans quelques années.

En attendant, Cutter se fait bien ridiculiser. On commence à bien le connaître et dès que l’histoire du meurtre du juge fait surface, la liaison est des plus évidentes. Martin Winston, l’avocat suspect, est un peu over the top. Son trop-plein d’arrogance va permettre d’alimenter l’animosité que Cutter entretient contre lui et permettra de faire passer le coup des cigarettes. Arrivé à ce niveau, les scénaristes se sont dit qu’il n’étaient plus à ça près, du coup, l’ADA nous sort un plan presque comique pour arriver à son but. Heureusement que McCoy vient l’appuyer, car ça renforce un peu la crédibilité de l’histoire. En fait, c’est tellement énorme que ça passe.

Au final, Cutter nous aura emmenés une fois de plus dans les recoins les plus improbables de la loi américaine. C’est un peu devenu une de ses spécialités. Il est revanchard et clairement, c’est un gros joueur.

La série ne serait pas ce qu’elle est, je ne suis pas persuadé que ça passerait aussi bien, mais il y a toujours derrière ce type de tour de force une impression de réalité, comme si c’était trop gros pour qu’ils puissent l’inventer. Au final, je ne sais pas si c’est le cas, mais l’épisode, à défaut d’être intense et vraiment passionnant, se révèle divertissant. Peu mieux faire, certes, mais tant que ça reste ponctuel, je suis près à rester indulgent.