Law & Order : Criminal Intent – Playing Dead (8.01)

La fille d’un politicien a survécu à une tentative de meurtre en faisant la morte, mais Goren et Eames vont se rendre compte qu’elle n’était peut-être pas la victime cette fois, ce qui ne la protège pas de ce qui peut lui arriver chez elle.

Finalement de retour, après avoir été repoussée à la dernière minute en fin d’année 2008, cette saison de Criminal Intent débute en tout bien tout honneur avec le duo historique Goren/Eames et des guests : Kathy Baker et Scott Cohen – qui ne reprend pas son rôle du Det. Chris Ravell.

Un politicien véreux, une mère manipulatrice et protectrice, et enfin, une pauvre adolescente perdue, victime d’abus et de l’ambition familiale. Des éléments presque typiques pour une série Law & Order, mais, encore une fois, le traitement offert par cette série de la franchise permet de donner une approche unique. Il faut dire que Goren va rapidement se rendre compte qu’il y a un problème derrière ce qui semblait n’être qu’une affaire de stupéfiants qui avait mal tourné.

Drogue, chantage, et pédophilie, car Mr. Fitzgerald aime les adolescentes plus que de raison et au grand dam de sa mère qui essaie de camoufler toutes les magouilles et « erreurs » de son fils.

Tous les éléments de l’investigation sont amenés progressivement, pendant que nous suivons en parallèle Stacy voulant s’enfuir. Dans tout ça, Goren et Eames cherchent à trouver la faille, que ce soit par l’affaire du meurtre de Rick le dealer, la corruption ou, finalement, les abus sexuels.

L’enquête est donc sensible et il est surprenant que Ross suive sans trop tenter de prévenir les dérapages politiques. Certes, le sujet est grave, mais connaissant son duo de détectives, on aurait pu le croire plus prompt à cadrer le développement du dossier. De même, après la saison dernière, il n’aurait pas été étonnant que l’on voie Bobby s’énerver un peu trop.

Bref, un season premiere que l’on pourrait qualifier de classique dans sa forme, avec des thèmes forts et un casting toujours aussi solide. On peut par contre regretter qu’Eames soit parfois trop en retrait et que le final manque légèrement d’intensité.