Lors d’un cambriolage, une jeune femme se fait agresser. Les détectives lient ce crime à une série de vols visant de jeunes stars montantes à Hollywood. Il va finalement apparaitre qu’une actrice, Chelsea Sennett, se trouve étroitement liée à l’affaire, mais pas du côté des victimes.

Law & Order s’installe à Los Angeles et remet le compteur à zéro après 20 ans de service à New York. Un déménagement presque précipité, mais qui a le mérite d’offrir à la série l’opportunité de suivre une cure de jouvence.

Certes, la formule reste de la même, mais plus que les décors et le casting, ce premier épisode californien installe une nouvelle atmosphère et une dynamique légèrement différente qui n’est pourtant pas si éloignée que ça de l’originale.

En tout cas, nous sommes à L.A. et la culture est bien différente. Pour marquer le coup, ce pilote va ancrer son histoire dans l’univers Hollywoodien de notre époque, entre stars montantes, wannabe celebrities qui prennent ce qu’ils peuvent, et autres opportunistes.

Une série de vols – car nous suivons la division vols et homicides – qui va mal tourner quand une jeune femme termine à l’hôpital, va entrainer les détectives Rex Winters (Skeet Ulrich) et Tomas « TJ » Jarusalski (Corey Stoll) sur la piste du commanditaire qui pourrait bien être Chelsea Sennett, une actrice populaire.

Les éléments de l’enquête sont convenablement agencés et les détectives fonctionnent assez bien ensemble. Dans la tradition de la franchise, nous n’allons découvrir que des miettes sur eux, mais ça ne les empêche pas de montrer leurs différences dans l’approche des témoins et des preuves. Corey Stoll s’affirmera d’ailleurs comme étant l’élément fort du duo, avec un charisme qui fait un peu de l’ombre à Skeet Ulrich.

Du côté de la partie judiciaire, Alfred Molina s’imposera sans équivoque, mais vu l’acteur, le contraire aurait été une grosse surprise. À ses côtés, Regina Hall parvient à ne pas trop s’effacer, mais Law & Order oblige, il va falloir plusieurs épisodes pour pouvoir vraiment appréhender les personnages.

Bref, on apprend à les connaitre dans la partie où la formule du show est la plus figée. Cela n’empêche pas l’installation de nouvelles routines, mais il est clair que dans les tribunaux, il peut y avoir des différences avec la loi, mais pas avec le système qui l’applique. Globalement, le décor change tout.

D’ailleurs, question décors, LOLA semble plus respirable que son ainée, ce qui contribue à imposer son identité. Est-ce l’air de Los Angeles, ou simplement le soleil ? (Le soleil, très certainement !)

Au final, cette introduction est surtout là pour montrer en quoi cette nouvelle série Law & Order est différente. Résultat, la thématique de l’épisode est un peu prévisible et le procès ne laisse pas vraiment la place à la prise de position, ou aux surprises. Il faut dire que l’on retrouve ici le style de Criminal Intent qui offre un peu plus d’espace pour les criminels – sans parler de la scène de prégénérique.

Les fans de l’originale pourront en tout qu’à s’y retrouver, même si l’absence de McCoy et de la froideur new-yorkaise se fait un peu sentir, ce sont surtout les changements sur la bande-son qui perturberont les adeptes du show (et pas de générique !).

C’est donc du neuf qui ne s’éloigne pas trop du vieux. Un reboot dans la continuité.