Law & Order – Rapture (19.14)

Un homme vient voir Lupo et Green après avoir reçu un mail qu’il n’aurait pas dû et qui contient les aveux d’un meurtre. Cherchant ce qui est à l’origine de l’envoi du courrier, les deux détectives tombent sur le corps d’un fervent catholique persuadé que le retour de Jésus est proche.

Le pauvre McCoy n’est pas aidé par ses employés dans sa campagne électorale. En particulier par Cutter qui ne cesse de mettre le procureur dans les pires situations qui soient. Avec des partisans comme ça, il n’a pas besoin d’ennemis.

Mais revenons au début de l’histoire. Le premier meurtre est résolu en un coup d’e-mail, le genre d’enquête que les détectives doivent rêver d’avoir tous les jours. On vient les voir pour leur donner le coupable ! Après ça, ils vont quand même se renseigner du pourquoi et du comment de l’envoi du fameux courrier électronique. C’est là qu’intervient l’angle religieux, qui sera rapidement rejoint par le politique. Tout ceci nous démontre une fois de plus que Lupo est toujours prêt à se montrer imaginatif. Bon, les coups montés pour récupérer le coupable ne sont pas forcément plus qu’une diversion pour gagner du temps, mais ça change un peu de l’enquête traditionnelle.

A cela, on ajoute donc l’aspect religieux qui nous ouvre une petite fenêtre pour, là encore, en apprendre un petit peu sur les personnages que nous suivons toutes les semaines. Bernard est donc croyant et Connie va à l’église et prépare cet évènement comme toutes ses plaidoiries. Elle ne doit pas avoir de loisirs.

On en revient à la campagne électorale, car le procès n’est qu’une question de motivation de témoin. McCoy est de plus en plus mis en situation, à des débats ou autre. On ne le voit pas sur scène à faire ses discours, c’est dommage, mais l’accent est considérablement portée sur cet aspect qui lui permet de vraiment changer sa façon de faire, étant obliger de jouer politique un minimum, ce qu’il a toujours détesté. Il est fort probable que l’élection soit l’évènement qui conclura la saison, et donc, il risque de devoir essuyer encore quelques crises provoquées par Cutter.

L’épisode a ainsi un déroulement qui sort un peu des sentiers battus, sans trop s’en éloigner, et le contexte de l’histoire n’est finalement qu’un prétexte pour aborder des thèmes sous un angle légèrement différent de ce à quoi l’on pourrait s’attendre. L’intrigue n’est donc pas au cœur, mais sert à alimenter convenablement les rebondissements. Ça fonctionne, que demander de plus ?