Sweetie Ness, jeune écrivain en vogue, est retrouvé mort après une soirée festive. Lupo et Bernard découvrent qu’il était en fait un acteur qui personnifiait un personnage fictif créé par la véritable auteure du livre.

Une fois de plus, Law & Order trouve son inspiration dans les gros titres de la presse, avec l’affaire JT Leroy – à part que dans l’original, il n’y a pas de meurtres sordides.

L’enquête est construite assez solidement, un témoignage appuyant une autre preuve, mais laisse un gout d’inachevé quand Cutter et Rubirosa reprennent les choses en main. On aura quand même appris une nouvelle information sur Lupo, ça va devenir le truc de chaque épisode. Cette semaine, on découvre qu’il sait conduire un semi-remorque. Qu’est-ce que ce sera la prochaine fois ? Surprise.

Les guests de la semaine, Heather Matarazzo et Vivica A. Fox vont jouer les pirouettes d’un bout à l’autre, changeant sans arrêt leur version de l’histoire, de façon à faire piétiner la procédure. Cela devient rapidement fatigant de voir Cutter tenter de sortir ses témoignages en vain, mais il parviendra quand même à faire dire la vérité à la jeune Janice. Une scène incroyablement passive pour la défense qui n’essaie pas d’interrompre l’ADA qui dirige ouvertement l’interrogatoire.

Au final, le procès se conclut sans surprise et c’est là que Connie débarque avec le retournement de situation final, apportant la théorie la plus probable sur ce qui s’est passé. Trop tard, ou on, on ne le saura pas vraiment, l’épisode se conclut là. C’est une bonne chose, ça donne une perception plus réaliste au travail du procureur, nous rappelant qu’une affaire ne se termine pas toujours avec un générique.

L’épisode souffre de défauts qui ne sont pas inédits, mais l’histoire réussit un peu à se rattraper sur la fin. Il aurait certainement mieux valu solidifier la partie policière pour éviter à Cutter de se perdre dans son dossier perforé de toute part. Je ne sais pas si cela est intentionnel, je n’ai pas souvenir que quand McCoy était à ce poste, il lui arrivait souvent de courir dans tous les sens après les preuves, alors que Cutter donne parfois l’impression d’être vraiment léger là-dessus, préférant débuter le procès avant d’avoir un dossier solide. Ce n’est pas la première fois qu’il le fait, et ce ne sera surement pas la dernière.