Une femme est retrouvée morte dans sa voiture. Tout porte à croire qu’il s’agit d’un suicide, mais les preuves vont mener vers un culte, Systemotics, que le mari de la victime blâme pour tous les échecs de sa vie.

Premier véritable enquête pour le duo de détectives, nouvellement formé. Bernard et Lupo vont devoir apprendre à se faire confiance, et cela semble être le point de départ de leur collaboration. Les changements fréquents de castings au niveau des détectives n’ont pas permis de retrouver ce que nous connaissions auparavant, dans cette partie de la série. Il faut dire que Lupo et Green commençaient à peine à se connaître, même si les deux personnages semblaient avoir bien pris leurs marques ensemble. Ici, on recommence avec Bernard, et pour faciliter l’intégration du personnage, on nous donne plusieurs fois durant l’épisode, l’occasion de découvrir des bribes d’informations sur lui – que ce soit au niveau de sa personnalité ou au niveau de sa vie. Bref, nous avons deux personnages qui n’ont pas vraiment de passifs dans la série et qui doivent s’installer pour bien se démarquer des précédents, tout en restant dans le moule de la série.

Heureusement pour eux, la partie investigation va se révéler bien supérieure à celle consacrée au pseudo-procès contre la scientologie, enfin Systemotics. L’analogie n’est pas très fine, et l’argumentaire manque de consistance. On s’attend à quelques rebondissements pouvant changer tout le cours du procès, mais tout ce que l’on aura ce sera des histoires de jurés effrayés et un argumentaire assez faible. La police donnait l’impression d’avoir un dossier bien plus conséquent que celui que Cutter présente, car dès le départ, le but du procès semble se perdre au milieu des arguments de l’avocat de la défense.

Au final, l’épisode ne se montre pas franchement à la hauteur de son sujet. Il aurait été certainement mieux d’écarter Systemotics une fois que ce qu’il y avait à dire a été dit, histoire de mieux se concentrer sur le meurtrier.