Law&Order – Illegal (18.08)
Durant une manifestation, une comptable est retrouvée morte, tuée par balle. L’enquête pointe alors vers les forces de police. McCoy assigne à l’affaire un de ses hommes qui va perdre l’affaire, non par manque de preuve, mais volontairement. Cutter doit alors reprendre le dossier.

McCoy dans la politique ou comment le nouveau procureur découvre qu’on ne veut pas de lui. C’est là qu’est le thème de l’épisode, plus que dans cette histoire d’apprenti flic qui aurait tiré sur des manifestants. La manœuvre ne se fait pour autant en douceur, car on ne commence pas avec Cutter, mais avec un autre employé du bureau, assigné au dossier. On sent bien, dès ses premières interventions, que l’homme ne va pas convenir. Au final, son renvoi de l’affaire ne surprend, et les raisons sont même un peu exagérées. Entre la police qui fait pression, et ses employés qui voulaient son poste, Jack n’a pas la vie facile.

C’est alors qu’intervient Cutter, soudainement possédé par l’aura de son supérieur, et qui hérite la fougue et le phrasé. Quand le D.A. se déplace en personne à la barre pour défendre son cas et faire justice, on pointe du doigt sa manie de partir en croisade pour défendre ce que lui définit comme la justice, dans le but de le faire passer pour un politicien libéral qui aurait tout planifié. Les attaques contre McCoy nous touchent, car cela fait maintenant plus (largement plus) d’une  décennie que nous le voyons se battre à la barre. Nous le connaissons par cœur et c’est ce qui ne nous rend pas objectif.

Manipulation assez intéressante, car nous pouvons enfin voir l’étendue des différences entre son poste précédent, et ses nouvelles obligations. De plus, on sent qu’en agissant de la sorte, il gagne une sorte d’admiration auprès de Cutter, qui réalise surement qu’il partage les mêmes idéaux.

Malgré tout cela, l’épisode aurait surement gagné à être plus crédible dans la construction du dossier, au lieu de mettre en place la petite mascarade autour du A.D.A. rebelle.