Bela Khan arrive aux Etats-Unis après deux ans à avoir été emprisonné chez elle, dans sa maison, au Sri Lanka. Activiste pacifiste elle reprend aussitôt ses activités, même si elle sait risquer sa vie pour cela. Après avoir échappée de peu à une tentative d’assassinat, Logan et Wheeler viennent enquêter pour savoir qui est le commanditaire.

Politique étrangère et Criminal Intent, c’est une association à risque. Soit nous avons une histoire très réussie, soit c’est le contraire. Ici, on se rapproche de la seconde option. En fait, comme souvent, la difficulté est de rendre crédible l’environnement politique. Quand on parle de russe avec mafia et trafique de prostituée, on ne se pose pas trop de question. Quand on parle de pacifiste prisonnière politique vivant dans l’opulence, mais bataillant de tout son être pour sauver les enfants de son pays, ça passe plus difficilement.

Dans le rôle de Bela Khan, on retrouve Indira Varma. L’actrice britannique a déjà été plus inspirée. Un peu excessive, et peut-être aussi, trop anglaise dans son parlé, elle donne parfois l’impression de trop composer pour rester crédible d’un bout à l’autre. Il faut aussi avouer que l’histoire n’aide pas. C’est un scénario déjà vu et revu dans Criminal Intent, qui va donc être dénué de surprise, même le twist final était prévisible bien à l’avance. La seule originalité est donc son contexte, mais comme il ne se révèle pas très crédible, on ne peut que se reposer sur Logan et Wheeler.

Les deux détectives ont vite retrouvé leurs habitudes de fonctionnement, Logan perdant même un peu de la diplomatie qu’il avait acquis aux côtés de Falacci, comme lui fait remarquer sa partenaire.

Cet épisode joue donc l’économie en faisant du recyclage. Le visionnage n’est pas pour autant désagréable, mais l’attention a du mal à se maintenir d’un bout à l’autre.