Legend of the Seeker – Deception (1.17)

Après avoir trouvé un village dont les habitants ont été tués par une arme mystérieuse, Richard infiltre un camp de D’Harans pour mieux le détruire, tandis que Kahlan reste avec un groupe de rebelles en attendant le signal pour attaquer.

Legend of The Seeker a emprunté une route assez intéressante qui mène la série vers un niveau où les histoires sont clairement plus réfléchies et nuancées qu’au début de cette saison. Ce dernier épisode en est une nouvelle illustration.

On commence par un village dévasté qui poussera Richard et Kahlan à chercher des éclaircissements. C’est là qu’ils tombent sur des rebelles qui attaquent des D’Harans. L’un des ennemis se retrouve confessé et fournira à Richard de quoi infiltrer le camp qu’il rejoignait.

Après avoir rencontré quelques difficultés, le Seeker réussit à être intégré et va commencer à sympathiser avec le chef de régiment qui devrait lui donner accès à la nouvelle arme mystérieuse.

C’est une sorte de long processus qui se met en route dès l’entrée dans le camp retranché. Richard va se lier au commandant qui va se révéler être un homme pas franchement mauvais, juste un soldat. Il a sa famille qui vit tout proche, mais ne peut pas réellement être avec. En parallèle, ce sont les rebelles qui deviennent de moins en moins sympathiques alors qu’ils sont sensés être les bons. Ils s’en prennent au D’Haran confessé qui n’est plus une menace, car ils sont rongés par l’envie de vengeance.

C’est une inversion des rôles qui n’est pas totale, étant donné que chacun se tient à son camp, mais que ce soit ceux qui sont contre Darken Rahl ou ceux qui se battent pour lui, tout n’est qu’une question de mission à interpréter.

L’épisode tente donc de nous montrer une conjoncture moins manichéenne que le concept de la série nous l’a insinué jusqu’ici. La guerre fait des morts des deux côtés et beaucoup d’innocents paient, ce qui affecte autant les hommes de tous les bords. C’est une vision assez réaliste qui dédiabolise le D’Haran souvent réduit à l’état de simple ennemi sans visage qui ne fait que rependre la mort. Espérons donc que les nuances mises en avant dans cet épisode ne soient pas totalement gommées par la suite.