Le Seeker se fait voler ses chevaux. La poursuite du jeune voleur va les mener, lui et ses amis, dans un village ou des fioles contenants des élixirs magiques sont en vente à tous les coins de rue.

Richard doit apprendre ses leçons, c’est ce que l’épisode va tenter de démontrer. On débute avec le Seeker, donc, trop occupé à espionner Kahlan en petite tenue pour surveiller ses chevaux. Résultat : il se les fait voler.

Une chose en amenant une autre, nous voilà dans un village où la magie est en vente libre, sous forme d’élixirs – d’où le titre de l’épisode. Parmi les leçons du jour, Richard va devoir apprendre à considérer la magie, son usage et tout ce qui en découle comme responsabilité. Bien entendu, lui, il est encore nouveau dans le coin, et la magie c’est un truc plutôt sympa et bien pratique, il a donc un peu de mal à comprendre Kahlan qui devient assez radicale sur le sujet. Vu qu’elle, la magie c’est un peu sa vie, le Seeker aimerait bien comprendre ce qui se passe, et surtout, ce qu’on ne lui dit pas. Nous aussi.

C’est donc l’occasion d’étendre un peu les explications sur les pouvoirs de l’Inquisitrice (Confessor in english). En gros, quand elle utilise son pouvoir sur quelqu’un, ce dernier devient son esclave, étant prêt à tout pour elle. C’est un fardeau qu’elle a du mal à porter visiblement. Tout comme Richard, nous avons un peu du mal à bien percevoir tous les tenants et aboutissants de cette habilité et de ce qui en résulte, mais  cela n’empêche pas l’assimilation de l’idée générale. Pour finir, Zedd fera allusion à l’un des grands mystères du livre, quelque chose que Kahlan ne veut pas révéler à Richard : pourquoi leur amour est impossible. Dès le départ, l’attirance entre les personnages était palpable, il fallait donc trouver le truc pour que cela n’avance pas trop vite et le livre fournit justement ce qu’il faut pour cela. Malheureusement pour les fans de ce dernier, les auteurs de la série ne semblent enclins à l’utiliser que quand ils ont besoin de ce genre de chose.

À part ça, Richard doit aussi apprendre à voir plus que ce qui est visible. La leçon du sorcier qui introduit l’épisode – façon Jedi – servira donc pour la conclusion, comme on pouvait s’en douter. L’important, c’est que ça en jette bien à l’écran. L’épisode utilise d’ailleurs à merveille les décors somptueux de la Nouvelle-Zélande, ça en devient presque abusif par moment, mais le plaisir visuel permet de ne pas trop en tenir rigueur. À cela, ajoutons donc les effets spéciaux qui sont des plus réussis, surtout dans la bataille finale avec le sorcier.

La trame de l’épisode réserve quelques surprises, mais son déroulement n’est pas des plus subtils. Malgré ça, la série donne une fois de plus ce que l’on en attend, mais l’écriture de certains passages aurait quand même pu être réalisée avec un peu plus de finesse.