Legend of the Seeker - Fury (2.06)

Richard décide d’aider un peuple de pacifistes guérisseurs à se défendre contre un esclavagiste. Étrangement, un sortilège très puissant les empêche de se battre. Quand Zedd lève le sort, ils se retrouvent envahis par la rage.

Toujours sur la route à la recherche de la Pierre de Larmes, Richard, Cara, Kahlan et Zedd se retrouvent donc au milieu d’un conflit qui oppose un peuple pacifique et une armée de vils brigands. Comme toujours, animé par les meilleures intentions du monde, Richard décide d’agir, quitte à bouleverser les traditions ancestrales des villageois menacés. Le fait est que derrière tout cela se cache un mystère encore plus ancien qui va pousser le Seeker dans une rage incontrôlable.

Le contexte entier de l’épisode est là pour donner une leçon à Richard, plus que pour raconter une histoire forte. D’ailleurs, le coup des pacifistes qui doivent se battre n’est pas très original et l’on voit venir la conclusion de très loin.

L’intérêt réside donc dans ce retour sur le pouvoir de l’épée de Vérité. J’avais été un peu déçu que ses particularités magiques aient plus ou moins été éclipsées dès le départ, laissant dès lors apparaitre l’arme comme étant vaguement commune, bénéficiant surtout d’un effet sonore bien distinct quand elle était dégainée. L’épisode va alors amener le contrôle de la rage qui vient avec. Ce n’est pas fait avec beaucoup de finesse, mais il y a quand même une progression graduelle qui permet d’appuyer toute l’histoire que Zedd découvre. Bien entendu, le magicien n’a pas le contrôle de ses pouvoirs à ce moment-là et Cara va devoir tenter prendre les choses en mains – ce qui lui donnera un gros mal de tête.

Bref, l’épée aurait certainement dû être exploitée de manière plus conséquente avant cela dans les aventures de Richard, car arrivée en saison 2, ça manque un peu de background pour réellement appuyer les points forts de l’intrigue. Le but est clairement de jeter une nouvelle fois une ombre sur l’avenir du Seeker.

Au final, cet épisode possède un certain intérêt pour la mythologie de la série, mais souffre d’une construction déséquilibrée. En dépit de ça, il y a des moments intéressants et la première moitié est assez fluide. Ajoutons pour finir que Cara s’impose très bien dans le paysage, mais que Kahlan est elle un peu trop en retrait, à croire que malgré leurs différences et leur complémentarité, les deux femmes compliquent la vie des scénaristes qui ne parviennent pas à leur offrir simultanément du matériel convenable. La saison ne faisant que commencer, on peut espérer que la suite corrigera cela et bien d’autres choses, car comme l’année dernière, les épisodes de démarrage manquent de consistance et semblent souffrir d’une direction approximative de l’histoire, alors que celle-ci est pourtant bien établie. Un peu comme si cela a débuté trop vite et que le ralentissement forcé ne prend pas comme prévu.