Legend of the Seeker - Wizard (2.05)

Shota piège Zedd, lui effaçant la mémoire et lui rendant sa jeunesse afin de le forcer à choisir un nouveau Seeker. Malheureusement pour elle, le sorcier, dans sa jeunesse souffrait d’une arrogance sans limites qu’il a ainsi retrouvée et qui le pousse à suivre sa propre voie.

Zedd est certainement le personnage le moins mis en avant dans la série. La saison dernière, il lui est même arrivé de pratiquement disparaitre pendant plusieurs aventures. Le voilà alors avec son premier épisode de la saison et Bruce Spence se voit rapidement mis de côté, Shota l’ayant fait rajeunir, c’est l’acteur Gabriel Mann (vu récemment dans Mad Men) qui prend la vedette.

Zedd était donc d’une arrogance sans borne et possédait un pouvoir bien plus grand quand il était jeune. Rien ne pouvait l’arrêter, enfin, c’est ce qu’il croit une fois qu’il se retrouve amnésique et de nouveau jeune et plein de vigueur. Shota s’est fait avoir à son propre jeu, surestimant l’égo démesuré du jeune sorcier.

Et pendant que Zedd s’offre la belle vie avec une femme sublime, un château et un peuple qui l’adore, Richard et Kahlan cherchent comment retourner la situation. Pas facile, mais cette saison, nous avons Cara qui va, une fois de plus, se montrer bien utile, car, rappelons-le, la magie n’a aucun effet sur elle et qu’elle aime faire souffrir, ce qui fait de Shota une cible privilégiée pour elle.

L’épisode s’attarde peut-être un peu trop sur le jeune et difficilement supportable Zedd, tandis qu’à côté, le reste de l’équipée patauge dans les problèmes plus que de raison. On gagne du temps pour tranquillement bâtir le plan d’attaque de Rahl. Ce dernier est semble-t-il toujours là au bon moment quand quelqu’un meurt. Mais peu importe, car se dessine devant nous l’inévitable qui se produira – forcément – jusqu’à ce que tout se résolve, de justesse.

L’intérêt de toute l’histoire est clairement de ramener sur le tapis la prophétie introduite dans le season premiere et de la remettre en question. Shota ne s’est pas trompée jusque-là, mais elle a toujours pensé à elle avant le reste et le destin de Richard et du monde peut difficilement reposer sur ce qu’elle annonce. Le problème est donc bien contourné avec, à l’appui, des arguments qui trouvent dans toute cette affaire de tromperie et rajeunissement de quoi être étayés.

Wizard aurait certainement gagné à voir le jeune Zedd moins tenu par la main, chacune de ses décisions étant vraiment trop assistée. De plus, donner plus de matériel à Bruce Spence n’aurait pas été une mauvaise idée. Malgré ces défauts la finalité de l’histoire permet d’excuser certains points grossiers et un peu lourds du scénario. L’ensemble se laisse regarder sans déplaisir, mais est quand même aisément perfectible.