Leverage - Saison 2

L’équipe de Nate Ford se recompose après quelques mois de séparations afin de reprendre leurs activités et venir en aide à ceux qui en ont besoin.

Après une première saison fort sympathique, Leverage revenait avec comme mission de fournir de nouveau un divertissement convenable. Autant le dire tout de suite, le résultat ne sera pas au niveau de ce à quoi la série nous avait habitués précédemment.

Tout reprend donc avec Nate qui est désormais sobre et qui se voit poussé par ses amis à reformer le groupe. On redémarre en douceur à partir de là, et on ne décollera pas plus. Enfin, il faut voir les choses en deux temps, car la diffusion s’est faite en deux parties et chacune se révélera bien distincte.

La première va alors être proche de la saison précédente, sauf que Nate a perdu son côté imprévisible, que les missions sortent de n’importe où et ne ressemblent à rien. Vu la série, on peut aisément passer outre ce genre de considérations et apprécier la compagnie de la fine équipe. Car c’est bien là ce qui fait fonctionner Leverage, les scénarii étant trop faibles pour ajouter un véritable suspens ou des effets de surprises – ils se reposent trop sur la formule avec les flashs qui nous montrent tout ce qui nous avait été caché et qui illustrent les raisons du succès. Plus ça avance et plus les scénaristes semblent se contenter de laisser des blancs afin de juste nous raconter après coup comment ça a pu marcher.

Mais bon, comme je le disais, à ce niveau, c’est l’équipe qui fait tout. De ce côté-là, cette seconde saison va accentuer l’imagerie familiale, Nate et Sophie se posant comme des figures parentales. Le souci, c’est que le couple va rencontrer des problèmes et devra se séparer – grossesse de Gina Bellman oblige. C’est à ce point que l’on débute la deuxième partie de la saison et, étonnement, sans Sophie, la famille semble de plus en plus forte et les scénaristes retrouvent de l’inspiration.

Pour remplacer Gina Bellman durant son absence (qui ne sera jamais totale), Jeri Ryan entre en scène. Après un horrible épisode dans le milieu de la mode, elle finira par vraiment se fondre dans le moule, apportant un peu d’énergie et de spontanéité au groupe.

Il est toujours étonnant d’arriver à être déçu par une série dont on attend si peu, mais Leverage s’est clairement perdue dans trop de facilités et dans le développement hasardeux de personnages – certains n’ont même pas eu droit à cela d’ailleurs.

Globalement, cette seconde saison de Leverage a donc de grosses lacunes, mais arrivera quand même en fin de compte à maintenir une bonne ambiance et, surtout, elle parviendra à remonter suffisamment la pente pour que l’on puisse avoir encore envie de la regarder la saison prochaine.