Leverage – Saison 1

Nate Ford travaillait pour une grande compagnie d’assurance. Il était parmi les meilleurs, attrapant les voleurs, faussaires et autres criminels qui auraient couté des millions à son employeur. Aujourd’hui, après la mort de son fils, il a tout perdu et se retrouve à travailler avec les mêmes voleurs qu’ils arrêtaient afin de venir en aide à ceux qui sont victimes de corporations sans scrupules, comme son fils l’a été.

Leverage est une série TNT produite par Dean Devlin, l’homme qui a déjà donné à la chaine câblée le célèbre Flynn Carson. Il faut le préciser, car de cette façon, il n’y a pas besoin de perdre trop de temps pour expliquer qu’ici, ce n’est pas une série faite pour la réflexion, mais pour le pur divertissement.

Comme souvent dans ce genre de show, le concept est simple, mais efficace. Nous avons donc une bande de criminels, chacun a sa spécialité, son caractère et un rôle à jouer dans les arnaques en tout genre que cette bande improbable va mettre en place.

Ils sont menés par Nate Ford – joué par Oscar Winner Timothy Hutton – un expert en assurance qui est là pour apporter une certaine morale au groupe qu’il a formé. Malgré ça, son passé (la mort de son fils) l’a un peu trop poussé vers l’alcool, ce qui aura parfois tendance à obscurcir son jugement. Avec lui, Sophie, une très mauvaise actrice sur les planches qui excelle quand il s’agit de commettre un vol. Parker, une petite blonde qui passe plus de temps dans les conduits de ventilation des musées qu’au contact des êtres humains. Eliot, les gros bras de l’équipe qui conçoit la diplomatie à coup de poing. Et enfin, Hardison, génie de l’informatique.

Il y a 20 ans, on aurait là le maximum d’information concevable pour des personnages de ce type, mais la série est assez moderne et chacun arrive avec son passé, ses démons et des besoins qu’ils ont parfois du mal à admettre. Ils deviendront ainsi une petite famille, eux qui étaient tous si indépendants. En 13 épisodes, ils vont changer, comme l’écriture du show.

En effet, même si le Pilote est d’une efficacité irréprochable, imposant sans soucis les codes de la série, de son humour à la sinergie entre les protagonistes, la suite sera un peu plus périlleuse. Il va falloir quelques épisodes pour renouer avec cette ambiance, car les scénaristes n’avaient clairement pas pensé à la manière de faire fonctionner le groupe une fois passé le premier job. Du coup, certains se retrouvent sous-employés ou poussés dans des directions un peu inconfortables.

Cela ne durera heureusement pas longtemps et, quand la mi-saison arrive, la sauce a bien pris. Notre bande de Robins des bois déviants se montre largement plus à l’aise et, même si la complexité des intrigues n’augmente pas, cela se révèle plus consistants et en phase avec ce que l’on nous a promis au départ.

Cette première saison n’a donc pas décollé immédiatement, mais a quand même toujours répondu à son premier objectif : offrir un divertissement de bonne facture. Arrivé au bout des 13 premiers épisodes, on s’est bien attaché à la bande et on en redemanderait presque.