Lie to me – Saison 3


En plus d’un nouveau livre qu’il a promis à son éditeur sans s’acquitter de la tâche, Cal Lightman à fort à faire avec la résolution d’un braquage, une plongée dans une mine, un concours de beauté, un polygame, la disparition d’un bébé, ou un gourou très médiatique. Mais il y a aussi toutes les femmes de sa vie !

Cette saison de Lie To me pourrait se résumer aussi facilement : 13 épisodes, 3 bons, 10 sans grand intérêt. Mais, avouons-le, la page ne serait pas remplie et surtout ce serait un peu réducteur. Car dans cette série, il y a beaucoup de nuances. Tellement, à vrai dire, en ce début de saison, que les 3 premiers épisodes sont pour le moins nébuleux en terme d’interactions des personnages. Que font-ils exactement ? Que se disent-ils ? On les voit s’agiter, se regarder, se parler, mais on ne comprend pas grand-chose.

À l’image de ce qui peut se passer dans The Mentalist avec Simon Baker, l’accent est quasiment intégralement mis sur Tim Roth et l’incessant cabotinage de Cal. Le problème étant que si on ne peut nier le talent du bonhomme, son comportement gentiment je-m’en-foutiste finit par taper sur les nerfs et surtout semble devenir la marque de fabrique de la série. Pourquoi s’embêter à créer des histoires pour les autres personnages si on a l’excellent Tim pour faire son show ? De fait, Cal occupe tellement la place que, cette année, les autres personnages (ou presque) sont relégués dans le fond.

Heureusement, Gillian est toujours un peu plus avantagée que les autres, mais en dehors du final qui la touche directement, elle ne fait que se trimballer le syndrome du méchant parent au sein du Lightman Group toute la saison. Pendant que Papa sauve la veuve et l’orphelin, elle s’occupe des dommages collatéraux et elle n’hésite à lui démontrer qu’elle en a marre de ce rôle de Mère Supérieure. Leur relation est en outre toujours aussi étrange, entre attirance et distance, même si Cal se décide à avouer (à sa fille) les sentiments qu’il éprouve pour sa collègue.

Du côté des fidèles assistants que sont Ria et Loker, là non plus rien de significatif, si ce n’est que la première tente d’enrôler un petit jeune (Michael B. Jordan de Friday Night Lights, une nouvelle recrue pour l’année prochaine si saison 4 il y a ?) alors que le second est toujours sur la sellette de Cal à tel point qu’il songe à s’en aller, et cela n’aurait pas été une grande perte !

Finalement, le salut de la saison, nous le devons à Emily, la fille de Cal, qui trouve 1001 façons de contrarier son père avec toute la finesse qui la caractérise. Quasiment tous les épisodes se terminent dans la maison familiale avec une joute verbale comme seuls les Lightman père et fille en ont le secret. Et comme toujours Haley MacFarland est parfaite avec son air azimuté.

Peut-être pour compenser le manque d’idées, il y a beaucoup de guests cette année : Tricia Helfer, Annette O’Toole, Paula Malcomson, David Sutcliffe, Annabeth Gish, Victoria Pratt, Sam Page… Et pour palier au départ de Ben (Mekhi Phifer) qui va bien, paraît-il, voici venu une autre bomba latina en la personne de l’inspecteur Wallowski (Monique Gabriela Curnen), que Cal a tôt fait de mettre dans son lit (of course), qui s’installe pour 7 épisodes.

Finissons sur la touche positive avec les 3 bons épisodes de la saison évoqués plus haut : il faudra attendre l’épisode 7, Veronica, pour que la série livre une partition subtile avec la présence impressionnante d’Annette O’Toole, femme perdue dans un Alzheimer et hantée par un passé en forme de puzzle. Dans Saved (3.11), c’est Annabeth Gish qui tient la dragée haute à Tim Roth en incarnant cette ambulancière qui se retrouve toujours étonnamment la première sur les lieux d’un accident. Et puis, il y a le final de la saison, Killer App qui évoque sans le nommer Mark Zuckerberg, le très médiatique génie de Facebook, au travers du personnage ambigu de ce surdoué de l’informatique, manipulateur hors pair campé par Ashton Holmes (Nikita, The Pacific). Notons aussi d’importantes et douloureuses retrouvailles entre Cal et ses parents dans Funhouse (3.09), lorsque le héros se fait sciemment interner en hôpital psychiatrique pour aider une amie de sa fille.

Comme pour montrer que malgré son côté dragueur et volage, il n’y a qu’une femme dans la vie de Cal Lightman, les lumières de cette saison 3 s’éteignent sur un paysage habituel et rassurant : Emily dans les bras de son père sur le canapé du salon (et un aveu) !

À l’année prochaine, Doc ?

Ce bilan a été publié une première fois le 15 février 2011.

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