Sam arrête un homme qui s’en prend à une jeune femme et découvre que cette dernière n’est autre que sa mère. Il va mener l’enquête sur l’homme, un gangster local, lié à deux meurtres, mais apprend aussi que la police n’a jamais poussé les recherches plus loin.

Heureusement pour nous, Life On Mars UK ne comprend que 16 épisodes. On aurait pu espérer que les scénaristes prennent des libertés plus grandes dès le début de la série, quitte à revisiter certaines trames scénaristiques dans les saisons à venir. Mais non, on continue de faire écho à la série d’origine et pour le spectateur familier des aventures du Sam Tyler de Manchester, cela est un peu ennuyeux. Forcément, le temps de l’épisode n’est pas le même, et il y a quelques changements, mais ce n’est pas suffisant, surtout quand on sait comment va se finir l’intrigue.

Notre Sam de New York va donc rencontrer sa mère et continue d’avoir d’étranges visions. Il plane quelque peu dans cet épisode, il faut le dire. Rose Tyler avait la vie dure, car son cher et tendre mari était sur les routes. Elle doit donc de l’argent à un mafieux local, qui, dans son portrait, n’est pas totalement réussi. On n’est pas convaincu par la menace qu’il représente. Pour sa maman, Sam Tyler devient donc Luke Skywalker, à croire que dans les années 90-00, quand il s’agit d’avoir un nom d’emprunt, choisir John Smith ou Jack ce que vous voulez, cela ne leur traverse pas l’esprit. Un plongeon dans le passé qui rappelle à notre flic sa condition et sa tendre jeunesse. Il veut donc aider sa mère, et il pense même temporairement que cela doit être la raison de sa présence ici. Vraiment un laps court de temps, car ce point-là ne sera pas particulièrement développé.

Sam ne s’interroge pas trop sur sa situation, à vrai dire, il lit surtout. Il mène des recherches, ouvrage de physiques à l’appui. Histoire de rappeler au spectateur qu’il ne se tourne pas les pouces. L’un des points qui me parait être intéressant dans cette version, c’est que Sam n’est pas tout le temps en train de clamer à tort ou à travers qu’il n’est pas de cette époque. Il est presque dommage qu’il insiste auprès d’Annie pour dire que Rose Tyler est sa mère, alors qu’il ne souffre pas de la réputation de mec un peu fou qu’avait Sam Tyler de Manchester dans les débuts. Son comportement devrait être un peu mieux calibré sur ce plan là, mais il est déjà bien qu’il s’intègre, sans bruit, et qu’il cherche en parallèle, à expliquer ce qui lui arrive.

Ce quatrième épisode pourra satisfaire les spectateurs non familiers de l’univers de la version anglaise. Il ne s’agit pas de l’intrigue policière la plus prenante, et elle souffre de quelques facilités, mais 45 minutes, dans le cas présent, c’est mieux que 58. D’ailleurs, ne vous gênez pas pour donner vos impressions, familier de l’originale ou non, il serait vraiment intéressant d’avoir l’avis de quelqu’un n’ayant pas vu Life On Mars UK, pour connaître le ressenti, et ainsi offrir au lecteur du site une autre vision de la série.

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CaroleC
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