Les détectives Sam Tyler et Maya Daniels sont proches d’attraper le meurtrier Colin Raimes. Mais ce dernier finit par être relâché et Maya va le pister seule, se faisant ainsi kidnapper. Sam part à sa recherche, mais est renversé par une voiture et se réveille en 1973.

On troque Manchester contre New York, et nous voici dans la version américaine de Life On Mars. Un pré-air avait été tourné à Los Angeles, mais dû à des financements, ABC a déménagé le tournage de ses séries à la Grosse Pomme.  Au passage, il ne reste alors que Jason O’Mara, alias Sam Tyler, du casting original.

Life On Mars débute assez bien, dans le sens où elle reprend la trame principale du pilote de la série anglaise (15 minutes en moins). Il y a donc quelques changements et raccourcis d’effectuer, mais l’épisode (et son intrigue) passe aisément d’un pays à l’autre. Le Pilote se trouvant d’ailleurs être un des meilleurs épisodes de la série originale, c’est une bonne façon de se mettre dans le bain – surtout qu’il faut garder à l’esprit que le show a vu le jour pour un public non familier avec la version anglaise. Conséquence de cela quand même : il faudra attendre la suite pour voir la suite prendre ses marques.

En attendant de voir des intrigues inédites, cela n’empêche pas de se rendre compte que New York est un décor bien fort intéressant pour une histoire comme celle de Life On Mars. D’ailleurs, les Twin Towers sont bien vus, c’est clair que cela change un paysage. Elles sont neuves en plus, vu qu’elle date de 1970.

Quoi qu’il en soit, Sam Tyler est donc plongé en 1973, et l’épisode nous introduit aux personnages qui vont l’entourer. Nous avons donc ces collègues de travail, Raymundo et Chris, les deux s’imposant avant tout grâce à leurs interprètes, Michael Imperioli et Jonathan Murphy endossant à merveille le costume. Annie Cartwright devient Annie Norris, la représentante féminine de l’ensemble, qui de par l’installation de sa dynamique avec Sam, parvient assez bien à trouver sa place.

Au-dessus, nous retrouvons Gene Hunt (Harvey Keitel), personnage mythique de l’original, qui parvient à se distinguer grâce à une orientation différente. Sans perdre de sa présence, le Hunt version américaine s’annonce différent, limitant les comparaisons, et offrant des possibilités que la suite pourra exploiter. Pour le coup, c’est Sam Tyler lui-même (Jason O’Mara) qui peine à réellement s’affirmer, ce qui est légèrement gênant car il est le point central. Malgré cela, il serait mentir qu’il n’y a pas là du potentiel, l’égarement du personnage dans les débuts pouvant à ce stade expliquer une trop grande retenue.

Ainsi, ce pilote de Life On Mars est de bonne facture. Il n’apporte peut-être rien de nouveau ou d’intéressant pour ceux qui ont vu l’original, mais se révèle être un bon point de départ pour les non-initiés et pour l’avenir.

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CaroleC
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