À quelques jours de son mariage, Cate découvre que sa mère lui a caché les cartes d’anniversaire que son père lui envoyait et décide d’aller lui rendre visite. D’anciennes relations de Bug saccagent le bar et afin de laisser le temps à Bug de tout réparer sans éveiller les soupçons de Baze, Lux convainc ses parents de faire de la visite au père de Cate un road trip familial.

Après les parents de Baze, la mère de Cate et la sœur de Cate, la série abat sa dernière carte familiale : le père de Cate. L’occasion de dresser un parallèle intéressant entre la mère et la fille, mais également entre Baze et Grant, le père de Cate.

Les rapports difficiles que Cate entretient avec les hommes trouvent enfin une explication et on sait, avant même qu’elle soit montée dans la voiture, que cette rencontre ne va pas bien se passer. L’épisode entier se crée sur cette attente de la claque qu’elle va recevoir. Cate bafouille, émue, Cate fait des projets, Cate s’emballe et rien, ni les silences de son père ni les avertissements de Baze, ne la feront redescendre. On connaît chaque étape du parcours, on sait l’issue inéluctable et il y a pourtant quelque chose de fascinant à la regarder foncer droit dans le mur. Shiri Appleby joue là sa meilleure partition.

Cate veut un père comme Lux voulait des parents, renforçant de facto le lien entre la mère et la fille mais tous les parents ne sont pas comme Cate et Baze, ce que la série nous a continuellement prouvé, que ce soit avec les familles d’accueil de Lux, la mère de Tasha, les parents de Baze ou aujourd’hui, le père de Cate. Cette famille en devenir est une exception, et elle l’est d’autant plus qu’elle n’est pas conventionnelle.

Ce road trip permet enfin à la famille de Lux de prendre vie. Et ce dernier maillon, le plus essentiel, donne une vraie consistance à cette petite cellule familiale si particulière. La décision de Lux en fin d’épisode d’officialiser son adoption est l’étape suivante logique du processus et c’est assez touchant.

Et si la famille en tant qu’unité a pu évoluer c’est aussi parce que chacun de ses membres a su grandir individuellement. Le cas est ici flagrant avec Baze. Le garçon irresponsable sur lequel il était difficile de compter a bien changé, comme le confirme le miroir tendu par le père de Cate, version plus âgé du Baze des débuts. Le personnage prend des risques, il encaisse et au final se montre présent. Avec Lux, avec Cate et même avec Bug.

Comme le lièvre a été levé l’épisode précédent, la question des sentiments de Baze pour Cate tient une place importante, de son obsession amusante à vouloir la sentir, à son incapacité à répondre à son invitation au mariage. La façon qu’elle a de le regarder lorsqu’il lui répond qu’il sera toujours là pour elle ne laisse aucun doute sur les sentiments qu’elle aussi lui porte. Autant creuser la tombe de Ryan tout de suite et sauter dessus à pieds joints. Quoi qu’il en soit, et le prochain épisode clarifiera sans doute les choses, si la série doit connaître une deuxième saison, il me semble que l’optique famille éclatée avec tension amoureuse sous-jacente entre papa et maman soit plus porteuse que la réunion immédiate du couple parental.

Cet épisode est aussi l’occasion de revoir l’excellente Cynthia Stevenson qui partage une très jolie scène avec sa fille. Et s’il repose en grande partie sur l’émotion née de la rencontre avec le père de Cate, cet avant-dernier chapitre n’oublie pas son côté léger, que ce soit l’expédition au stand de Corn Dog ou la nuit passée dans le Bed & Breakfast. Tout ça, comme souvent, frôle parfois le mélo, mais est sauvé par le charme de ces personnages attachants et la prestation de ses acteurs.

Plus qu’un épisode à savourer et vu la thématique – le mariage de Cate et Ryan – il faut s’attendre à des étincelles. Et croisez les doigts pour que la CW fasse preuve de bon sens… ce n’est pas gagné !

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