Life Unexpected – Rent collected (1x03)

Suite à une bagarre, Cate change Lux d’établissement scolaire sans lui demander son avis. Le père de Baze se rend au bar et découvre qu’il a une petite-fille, il invite alors son fils, Cate et Lux à un dîner de famille qui tourne à la catastrophe.

Comme lors de ses deux précédents épisodes, la série entraîne aujourd’hui Lux et ses parents dans un nouveau psychodrame qui va les voir s’éloigner les uns des autres pour mieux se retrouver à la fin. Il ne faudrait pas non plus que cette recette se décline sur la saison, ça risque fort de devenir lassant. Mais pour le moment, c’est encore acceptable.

Cate change donc Lux de lycée et la gamine n’est pas contente et ne se gêne pas pour le montrer lors du repas forcé auquel elle doit assister avec son nouveau papa et sa nouvelle maman. Le reste des intrigues importe peu, le repas de famille est la scène clé de l’épisode et lui en donne toute sa saveur. C’est l’occasion de comprendre un peu mieux d’où viennent nos héros, surtout Baze, et de nous les rendre un peu plus attachants. Entre un père despotique et une mère effacée pour lui, une mère exubérante et une soeur névrosée pour elle, ce portrait familial frôle la caricature, mais les interprétations de Cynthia Stevenson (Dead Like Me) et Alex Breckenridge (Dirt) valent le détour.

Au final, tout ce petit monde va se liguer, malgré leurs différences évidentes, contre le nouveau duo parental, jugé incapable à l’unanimité. Rien de tel qu’un ennemi commun pour rapprocher ! Après sa prise de conscience l’épisode dernier, Baze continue de grandir et assume clairement ses erreurs de parcours. Kristoffer Polaha s’en sort d’ailleurs plutôt bien.

Comme on n’est pas vraiment non plus dans une série réaliste, l’épisode contient quelques scènes qui font légèrement hausser le sourcil comme la résolution miracle du problème de loyer de Baze, la réunion illuminée de la petite famille et des amis de Lux sur le toit de l’immeuble ou encore le talk-show radio de Cate et Ryan, même si dans ce dernier cas, le surréalisme de ce lavé de linge sale en public a quelque chose d’assez amusant. Et puis surtout Lux est une gamine bien trop mûre pour son âge. Je veux bien admettre que son parcours atypique et mouvementé l’ait forcé à grandir plus vite que ses camarades, mais elle est à la fois sarcastique, raisonnable, sensée, culottée, intelligente et courageuse, c’est beaucoup trop pour un même personnage !

Mais ce qui m’étonne le plus c’est la façon dont les scénaristes jouent avec leur discours. L’épisode dernier les liens du sang primaient sur tout le reste, cette fois ce sont ceux du cœur. La série se positionne sur le créneau de l’hymne à la famille recomposé, comme Modern family et décline son propos avec une certaine fraîcheur naïve dans le propos.

L’un dans l’autre, ce troisième épisode est plus équilibré que le précédent et forcément plus sympathique à regarder. Baze a quelques bons mots (dont une allusion amusante à Retour vers le futur) et tout ce petit monde est bien mignon. On pourrait toujours se plaindre de son côté gentiment neuneu, surtout dans les relations mère/fille, mais ce serait pointer l’évidence et il a été établi dès le pilote que c’était le ton de la série. On attend de la gentille dramédie légère et c’est ce que cet épisode nous offre, rien de plus, rien de moins.

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