De retour de lune de miel, Cate et Ryan s’installent dans leur vie de jeunes mariés. Mais, c’est sans compter sur les imprévus de la vie qui les forceront à se poser des questions, mettant en danger leur couple. Baze doit aussi faire face à des difficultés qui l’amènent à abandonner son métier de gérant de bar. Lux s’installe dans sa vie de lycéenne à la Westmonte High School tout en vivant une nouvelle passion amoureuse.

Life Unexpected, série familiale de la CW, revient cette année pour sa seconde et ultime saison. Une saison durant laquelle le fil rouge des relations amoureuses impliquera chaque protagoniste de la série, en commençant par le triangle amoureux Cate/Baze/Ryan que l’on avait quitté en plein désarroi. Les « je t’aime moi non plus » cessent (malgré une dernière petite incartade au premier épisode), permettant à Baze et Cate de s’émanciper l’un de l’autre.

Dépeint comme irresponsable et cancre l’année passée, Baze se révèle au fil des épisodes comme un père présent, sur lequel sa fille Lux peut compter, et prêt à vivre une nouvelle histoire d’amour. Du côté de Cate, c’est tout l’inverse. D’une inconstante insupportable, elle régresse, délaissant son mari Ryan, pourtant prêt à tout lui pardonner. Trop centrée sur ses problèmes personnels, elle passe à côté de ceux de ses proches, telles que sa propre fille, Lux, l’empêchant de construire une profonde relation avec cette dernière.

C’est donc un renversement de situation inattendu et de grande ampleur qui s’opère, après une saison 1 qui semblait avoir situé les personnages principaux dans des rôles bien définis.

Souvent agréable, cette seconde saison est aussi plus complexe, entraînant pleinement ses protagonistes dans les aléas de la vie. Ce sont ainsi petites omissions, grands mensonges, drogue, passions ou encore désespoirs qu’ils vont vivre tour à tour, sans pour autant faire sombrer la série dans une caricature excessive du genre. Bien au contraire, tout se justifie, aidé par des flashforwards, des flashbacks, de nombreux nouveaux venus dans le cercle familial, et aussi, il faut le dire, des arrangements scénaristiques trop facilement distillés tout au long de la saison.

Life Unexpected parvient cependant à intéresser d’un épisode à l’autre malgré de nombreuses incohérences et quelques storylines poussives à la limite du barbant. Un exemple : la romance interdite de Lux avec son nouveau prof d’anglais qui se double d’une trop grande retenue de la part de Shaun Sipos (interprète d’Eric, ledit professeur, et précédemment vu dans le remake de Melrose Place), qui, de surcroît n’est ni crédible en professeur ni en petit ami de par son physique juvénile et sa ressemblance troublante avec Lux. Jamais passionnante et au développement trop superficiel, la storyline qui est quasiment présente d’un bout à l’autre de la saison, tourne en rond et signe un des plus gros loupés de la série. Pour nuancer un peu, peut-être que cette histoire d’amour adolescente a-t-elle su réjouir un public plus jeune, cible du diffuseur américain The CW ?

Bien qu’affublée de décisions scénaristiques parfois hasardeuses (notamment quant à la diabolisation soudaine des nouveaux intérêts romantiques de Baze et Lux), la série aura su investir le téléspectateur dans les histoires d’une famille dysfonctionnelle servie par des personnages somme toute attachants.

Pour terminer, cette saison émerge entre autres grâce à la nécessaire storyline sur le passé en famille d’accueil de Lux, permettant d’en apprendre plus sur l’histoire de la jeune fille et de la détacher de sa relation avec Eric. On pourra par contre regretter un début un peu faiblard compte tenu du reste de la saison, et le potentiel sous-exploité de Tasha, faire-valoir indéfectible de son amie Lux, quant à elle plus adolescente que jamais, qui, en quelques mois, a délaissé le rebelle Bug pour un beau blondinet du lycée.

Life Unexpected aura été un agréable divertissement mettant en scène les difficiles relations au sein d’une famille, la connaissance de l’autre, l’amitié, mais aussi l’éducation. Sympathique, la série a su jouer avec brio sur la corde sentimentale jusqu’à la dernière seconde par un ultime chambardement, trahissant pourtant un de ses propos : l’émergence et la réussite de la famille moderne.

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