Ancien champion de boxe, Patrick « Lights » Leary a pris sa retraite il y a de cela 5 ans, mais lutte toujours à trouver sa place. Connaissant avec son frère et manager de grosses difficultés financières, il cherche un moyen de se faire de l’argent sans retourner sur le ring, en même temps qu’il est diagnostiqué de démence pugilistique.

FX se penche sur l’univers de la boxe avec Lights Out, mettant en scène Holt McCallany dans la peau d’un ancien champion luttant contre lui-même pour ne pas retourner sur le ring.

Tout commence donc avec un match qui a mis Patrick « Light » Leary dans un sale état, et qui est menacé par sa femme de le quitter avec leurs filles s’il n’arrête pas. 5 ans plus tard, le couple est toujours ensemble, Patrick ayant rangé ses gants de boxe… ou presque.

L’esprit du sport – qu’importe le sport finalement – est une entité à part entière, animant les œuvres qui se penchent dessus, et définissant sans doute possible la personne qui a construit sa vie autour de cette activité. C’est ce dont il est question avec Patrick, en lutte contre lui-même pour satisfaire sa femme et ses filles – à l’opposé de son frère et de son père qui n’auraient assurément rien contre le voir retourner sur le ring. Il y a là une scission entre les sexes qui apparaît un peu trop bien tracée, si on peut dire, amplifiée par le fait que sa femme Theresa vit la vie dont elle rêve grâce aux sacrifices des hommes (son mari et le frère de ce dernier), en même temps qu’elle se refuse à voir qu’en mettant les gants au placard, Patrick a aussi laissé une partie de lui-même derrière.

Une décision qui jusque-là n’était pas aussi pesante, si ce n’est que les problèmes financiers s’accumulent, et surtout qu’il est diagnostiqué de démence pugilistique. À quoi bon avoir raccroché si c’est pour avoir quand même fait le sacrifice ? La question se trouve donc posée tout du long ou presque, mais au cas où le spectateur n’aurait pas compris, elle sera véritablement explicitée.

Lights Out pose donc l’esprit de son personnage principal, qui parvient à susciter autant d’empathie que de désespoir dans un ensemble qui ne sombre pas trop dans la noirceur, au contraire. Le ton conserve un équilibre, car la joie n’est pas absente de la vie de Patrick, mais il est littéralement à genoux (l’image ne nous étant pas évitées) et de cela ressort une certaine rage qui ne va pas s’exprimer. Le fait est que le pilote de la série se charge avant tout d’exposer un contexte pour cerner tous les tenants et aboutissants, mais au sein duquel il manque justement cette énergie que le personnage possède quand il se bat.

L’ensemble parvient à s’imprégner de l’univers dans lequel la série veut nous entrainer, se montrant par contre un peu trop mécanique, mais parvenant à travers Patrick à insuffler suffisamment de sentiments pour que l’âme du show puisse être perceptible. La suite ne s’annonce pas forcément facile, mais ce n’est pas pour autant insurmontable, car il y a du potentiel – la série possédant des sujets méritant d’être explorés –, dont l’exploitation déterminera clairement l’évolution du show.

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CaroleC
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