Hugo est un homme d’affaires à succès, mais il lui manque quelque chose. En rencontrant Libby, résidente d’un hôpital psychiatrique, les choses vont changer. Sur l’île, Hurley reçoit la visite de Michael qui va lui demander d’éviter de faire tuer tout le monde.

2004. Los Angeles. Après ce qui lui est arrivé, Desmond s’est trouvé une mission : jouer à Cupidon. Il va ainsi encourager Hugo à suivre son cœur. Le grand Amour est devenu le moteur de l’histoire et ça tombe bien, car Lost a de quoi fournir de ce côté-là. Le fait est que pousser les passagers du vol 815 à découvrir celui ou celle qui ramènera les souvenirs, ça ne semble pas avoir une finalité concrète. Heureusement, Desmond a d’autres plans – aussi obscurs – qui se concrétisent en fin d’épisode. On ne sait donc pas où l’on va, mais les storylines commencent à se croiser de manière moins anecdotique, ce qui permet de donner l’impression que le début de saison n’a pas été totalement vain et va bientôt trouver son utilité.

En attendant, Hurley et Libby ont enfin droit à leur pique-nique. J’ai toujours eu un peu le sentiment que Libby avait été rayée de la carte trop tôt, qu’il y avait des choses à dire sur elle, sur sa présence à l’hôpital psy, qui se devaient d’être éclaircies. Ça n’a jamais été fait et ce que l’on voit dans ce dernier épisode semble plus s’accorder avec la trajectoire actuelle de l’histoire qu’avec ce qu’elle était il y a de ça quelques saisons. Il y avait donc certainement un peu plus à explorer de ce côté-là, mais il est clair que, désormais, les scénaristes ont leur direction et la suivent. Desmond leur a donné un but, c’est déjà ça.

2007. The Island. Le début de l’épisode, sur l’île, est plein de surprises. La première étant le retour de Michael. Vu la thématique de l’épisode, si Libby avait été à sa place, cela aurait possiblement ruiné l’histoire d’amour impossible en y apportant une conclusion. Michael est donc un choix valable, car son passé permet ainsi d’ajouter une couche émotionnelle supplémentaire.

Quoi qu’il en soit, la véritable surprise viendra d’Ilana dont la destinée est soudainement obscurcie. Elle aussi a un passé qui aurait mérité d’être un peu plus développé avant d’en arriver là, mais ce qui lui arrive doit probablement servir l’histoire. Reste à voir comment.

La suite va prendre une route tout aussi inattendue, car après avoir tout fait pour créer des camps bien séparés, voilà que les personnages se regroupent. Ce qui pousse Hurley dans cette direction parait relativement aléatoire, mais il est probable que cela suive une certaine logique. Laquelle ? Probablement la même qui dirige l’autre réalité, ce qui veut dire qu’on n’en sait pas vraiment plus. Ça tombe bien, les protagonistes sont comme nous, même Locke qui semble pris au dépourvu quand il rencontre Desmond. Ceci ne justifie pas vraiment ce qui se produit à la fin entre les deux hommes, mais nous n’en avons vraisemblablement pas fini avec l’anglais, ce qui laissera le temps d’expliquer certaines choses.

Everybody Loves Hugo tente de poursuivre ce qui a été lancé dans le précédent épisode, mais a dû mal à dépasser la théorie. La mise en pratique semble donc plutôt abstraite et gagnerait à être plus élaborée, même avec des spéculations made in Faraday, ça donnerai un peu plus de sens. Il va dès lors falloir attendre encore un peu pour obtenir cela, mais la fin est proche et l’attente ne sera alors pas longue.