2007. Pendant que Locke est parti à la recherche de Sun, Jin se fait kidnapper par les hommes de Widmore. 2004. Sun et Jin arrivent à Los Angeles et se font confisquer l’argent qu’ils transportaient.

2007. The Island. Retour au camp de Locke. Dernière nouvelle : désormais, pour partir, Locke a besoin de tous les candidats. Le principal problème est de savoir lequel des Kwon est le bon. Par principe, autant prendre les deux, il y a de la place pour tout le monde.

Voilà donc Locke qui s’absente pour retrouver Sun, ce qui nous ramène à la plage. Là, Ilana attend le retour de Richard, tandis que Ben panique, que Frank reste impassible, tout comme Miles, que Sun déprime et que Jack se balade avec son sac sur le dos. Bref, il ne se passe pas grand-chose jusqu’à ce que Locke prenne contact avec Sun. Son souci est qu’il est trop bavard, il veut absolument que tout le monde le suive. C’est surement une obligation due à sa nature même, mais cela tourne un peu au ridicule. Charlie avait été plus doué pour kidnapper faussement Sun, The Man in Black aurait pu prendre une leçon.

Bref, c’est surtout la conséquence de tout ça qui restera marquante et c’est bien malheureux : Sun ne parle plus anglais. Tout le monde est surpris, et nous en premier. Quel genre de twist est-ce donc ? Sérieusement ?

De l’autre côté de l’île, les hommes de Widmore passent à l’offensive, kidnappent Jin et commencent à dévoiler ce qui les intéresse. Enfin, c’est un peu l’impression que ça donne, mais tout ceci se veut plutôt mystérieux, tout comme le fameux paquet. Une chose est par contre claire, Widmore valide la théorie du paradis/enfer en révélant que si Locke réussit, c’est la fin de tout. Il y a quand même de quoi rester perplexe.

Toute cette partie est un peu trop mécanique dans la forme, mais il faut reconnaitre qu’il se passe quand même des choses, il est juste dommage que les personnages mettent autant de temps à réagir et à prendre des décisions. On nous plante aussi quelques graines de rébellions et de futures vengeances, histoire de préparer les retournements de situations à venir. L’ensemble n’annonce pas de véritable révolution dans l’immédiat.

2004. Los Angeles. De ce côté-là, difficile d’être surpris, surtout sachant ce que va être l’intervention de Sayid, mais les scénaristes ont tenté de pimenter un peu l’histoire en jouant avec les détails. Ainsi, Sun et Jin ne sont pas mariés. Cela n’enlève rien au fait qu’ils s’aiment et que Sun a planifié de s’enfuir pendant le voyage. Le truc était d’inclure Keamy dans l’intrigue et cela se fera sans trop de difficultés, l’argent saisi à l’aéroport lui étant destiné. La surprise, c’est l’apparition de Mikhail. On pourrait presque se demander si sans l’île, ils ne vivraient pas tous à Los Angeles. Le Monde est petit. Bientôt on va découvrir que Faraday est à l’hôpital psy où Hurley avait ses quartiers !

Quoi qu’il en soit, ce flash sideway n’est pas désagréable à suivre, possède ses bons moments, mais se révèle, comme la majorité des précédents, plutôt inutile. J’espère toujours que l’on nous offrira à un moment ou un autre une nouvelle perspective sur cela, mais je ne suis même pas certain que si ça se produisait, les flash sideways gagneraient véritablement en intérêt.

En conclusion, l’épisode possède ses qualités, mais dans l’ensemble il est trop prévisible et donne l’impression qu’il sert à gagner encore un peu de temps avant que l’action ne puisse réellement démarrer. Les joueurs prennent position, il va leur falloir quelques épisodes de plus pour être là où ils doivent être. Conséquence, on a le sentiment de tourner en rond. La prochaine fois, c’est au tour du « paquet » de raconter son histoire, espérons que cela apportera un réel plus à l’intrigue.