Mad Men - Babylon (1.06)
Devant faire la pub pour un rouge à lèvres, les hommes demandent de l’aide à leur secrétaire. Peggy va alors prouver qu’elle est plus que ça, et une opportunité va s’offrir à elle.
Rachel doit faire face à ses sentiments conflictuels qu’elle ressent pour Don, après que celui-ci soit venu lui demander de l’aider pour une nouvelle campagne de publicité.

La vie de Don Draper n’est pas simple, et pour cause, Don a de l’affection pour bien trop de femmes. Nous avons Betty, Midge et Rachel. Chacune plus différente les unes des autres.
Betty incarne la femme mariée, assez docile, avec quelques problèmes psychologiques, faisant d’elle quelqu’un qui a besoin d’aide. Rachel est la femme d’affaires, assez proche de son monde. Midge incarne l’aspect artistique. Chacune d’elle représente une part de Don.
Celle qui trouve le moins sa place dans ce monde se trouve être Rachel. Apprendre que Don est marié l’a arrêté dans son élan. Pourtant, elle ne peut nier qu’elle éprouve des sentiments pour lui. Elle ne sait pas quoi faire.
La fidélité n’est pourtant pas ce qui est le plus représenté dans Mad Men. À l’évidence, Rachel est différente du bon lot de femmes qui nous est présenté. Elle n’incarne pas le portrait de la femme à la maison, ni celle de l’amante. Seulement ne pas rentrer dans une de ses cases rend la tâche bien plus compliquée, et lui demande des efforts, parfois difficiles. Si elle se refuse au départ donc à continuer une possible relation avec Don, car se cacherait derrière l’ombre d’une femme, elle se retrouve devant une situation conflictuelle, devant son incapacité à oublier Don, et peut être l’envie de franchir la limite qu’elle s’est elle-même imposée.

Certaines femmes n’ont aucun problème à endosser le rôle de la concubine et s’y complaise. C’est le cas de Joan, qui entretient une liaison avec Roger Sterling. Elle connaît ses atouts féminins, et en use. De même qu’elle aime la relation qu’elle entretient avec son patron, qui se déroule le plus clair du temps, dans une chambre d’hôtel. Joan est l’incarnation de la femme libérée et libérale, qui vit pour son bon plaisir, et quasiment que pour celui-là, on pourrait dire. Elle joue avec les charmes qu’elle possède, et elle y prend un malin plaisir. Joan semble bien connaître la place de la femme dans un monde d’hommes, et n’a pas d’ambitions autres. Il semble que tout ceci soit tout à fait naturel pour elle.

Peggy, beaucoup moins à l’aise, dans l’univers de Joan, va voir une opportunité s’offrir à elle. C’est grâce à cette différence qu’elle va se faire remarquer. Au cours d’une séance essayage de rouges à lèvres, Peggy ne fera rien. Et quand on viendra lui demander pourquoi, elle dira qu’elle n’a pu obtenir la couleur qu’elle voulait, qu’elle est difficile, et qu’elle ne veut pas être une couleur parmi milles. Ça, et un bon slogan, a permis à Peggy de se faire bien voir et de se voir offrir la possibilité de travailler sur le dossier, pendant son temps libre. Cela permet un peu de la détacher de l’image que l’on peut avoir d’elle, depuis le début, et de mieux comprendre Peggy. Elle a ses codes de valeurs, et commence à se révéler plus indépendante qu’elle n’y parait. Elle ne joue pas dans la même cour que Joan, car ce ne sont pas les principes dans lesquels croit Peggy. Il est évident que derrière l’étrange mélange de froideur et de naïveté qu’est Peggy, se cache à l’évident une femme plus à la recherche de son identité et de ses propres règles de jeu dans un monde en pleine évolution.

Babylon est donc un épisode plus centré sur la femme, et les multiples portraits qu’elle peut offrir dans cette époque si mouvementée.

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CaroleC
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