Plus personne ne veut s’engager avec SCDP, forçant les partenaires à prendre des décisions drastiques. Don prendra alors une initiative controversée afin de changer la donne. Sally montre des améliorations et sa psychiatre veut réduire le nombre de séances.

Peggy : If you don’t like what they’re saying about you, change the conversation.

Il y a une saison, Sterling-Cooper était au bord de la crise. L’histoire se répète, mais différemment, car Don a changé, malgré ce que Midge pense. Car oui, il y a un retour assez inattendu de l’artiste – ex-maitresse du publicitaire durant la première saison.

Midge est désormais mariée, mais reste une artiste. Cela dit, si la vie de Don semble se désintégrer lentement dernièrement, face à celle de son ex-maitresse, ce n’est rien. Il en ressort tout de même une certaine nostalgie, en plus d’un peu de pitié qui se matérialisera en dollars. Ici, Midge parait surtout là pour représenter un passé en décomposition que Don a dû laisser pour ne pas sombrer et c’est ce qui l’inspirera pour gérer la crise Lucky Strike.

SCDP n’est pas une ex devenue toxicomane qui ne peut pas arrêter sa drogue. Elle peut se séparer définitivement du tabac et repartir de plus belle, mais cela il faut véritablement le vouloir et Don va faire savoir que c’est le cas. Une décision qui va clairement modeler ce qui se prépare pour la conclusion de la saison qui, comme celle de la précédente, s’annonce pleine de surprises.

En conséquence, l’épisode va se révéler plutôt léger, dans le sens où, à l’exception de la réalisation de Don, les choses vont s’écouler avec fluidité exactement comme on pouvait s’y attendre. La crise est là et les partenaires doivent agir. Certains sont prêts à quitter le navire, d’autres veulent y croire. Le fait est qu’il s’agit avant tout de créer une nouvelle conjoncture pour emmener la saison vers sa conclusion.

Et dans cet esprit, il n’est pas étonnant que la relation entre Dr. Faye et Don en tire un certain bénéfice – surtout que Megan n’a pas suivi les pas d’Allison. Car au bout du compte, même si les choses sont difficiles pour tout le monde, Don montre que, contrairement au début de saison, il n’est plus en position de sombrer et est prêt à se battre. Son dernier geste envers Pete sera d’ailleurs révélateur de sa détermination.

Mais si tout ceci nous transporte vers une fin, il y a toute une partie de la série qui fut légèrement délaissée et qui a besoin de reprendre sa place pour pouvoir elle aussi évoluer vers une nouvelle forme. Par là, je parle bien entendu des Francis.

Des séances chez la psychiatre à Glen, Sally révèle qu’elle est parvenue à trouver un équilibre intelligemment entretenu pour satisfaire sa mère, même si celle-ci se montre toujours aussi exécrable. Plus le temps passe et plus Betty ne semble plus capable de sortir de cette image qui n’inspire que le mépris. Elle doit avoir ce qu’elle veut, quand elle le veut, et Sally doit s’y plier. Tout ce qu’on peut espérer pour la jeune fille, c’est qu’elle puisse rejoindre son père. Il y a quelque chose de fondamentalement triste dans cette histoire de famille et Betty apparait juste trop cassée pour pouvoir retourner la vapeur.

Au final, cet épisode sert clairement de transition, pour ne pas dire d’introduction. On sait que la série est sur le point de passer une nouvelle étape importante et on voit les pièces maitresses se mettre en place. Cela fait naitre une certaine impatience qui déteint un peu sur l’ensemble, nuisant à certains effets un peu trop évidents de la réalisation de John Slattery. Cela dit, en renouant avec d’autres éléments forts de cette saison, un bon équilibre est trouvé, et l’avenir incertain qui est placé devant les personnages génère un enthousiasme indéniable. La conclusion se fait déjà attendre.