Ken apprend que Lucky Strike a quitté l’agence et prévient tout le monde, même été qui est à l’hôpital pour l’accouchement de Trudy. Dans la panique, les partenaires tentent de contenir la crise, tandis que les créatifs doivent consolider leurs projets.

On aurait pu croire que la crise aurait été évitée durant au moins un épisode encore, mais au lieu de ça, elle explose dès l’ouverture avec, comme souvent dans Mad Men, une rencontre impromptue dans un restaurant.

Pour pimenter cela, Pete devient finalement papa, même si l’accouchement de Trudy prendra beaucoup de temps, son sort planant discrètement sur l’agence comme si un drame pouvait survenir d’une minute à l’autre, accentué par l’état de plus en plus négligé du futur papa. Quand celui-ci apparait rasé et en costume, cela s’accompagne de l’annonce de la naissance, ironie du sort, il se rend à un enterrement. Et quelles obsèques ! Chasse aux clients sur fond de légère déprime à l’écoute d’anecdotes sur le disparu qui pourrait presque être celles de n’importe qui dans la salle, tandis que la famille écoute. Une représentation qui ne laisse pas Don Draper indifférent, comme on peut s’en douter.

Quoi qu’il en soit, la crise est bien là et le navire commence à sombrer alors que tout le monde s’active pour le maintenir à flot. Enfin, ceux qui ont vraiment la tête à ça.

Roger, lui, aimerait que Joan le plaigne et vienne le réconforter. Toujours à jouer au petit garçon qui refuse ses responsabilités, il se place en victime, ce que tout le monde lui reproche. Joan comprend que leur aventure est une nouvelle fois vouée à l’échec, tandis que Don, Pete, et surtout Cooper, lui reproche son comportement qui a poussé Lucky Strike à partir. Sa vie professionnelle a telle toujours été une blague ? Certains pensent que oui, d’autres ont mieux à faire que de continuer à s’intéresser à lui. Au final, seule Jane lui offre le réconfort qu’il attendait des autres. Cela en devient presque triste.

Mais ce genre de misérabilisme n’atteint pas tout le monde, en particulier Peggy dont la vie amoureuse est finalement sur la bonne pente. Le timing n’aurait pas pu être pire, car elle doit se concentrer sur une nouvelle campagne qu’il ne faut absolument pas perdre et que Stan refuse de comprendre qu’elle n’est pas intéressée par lui. Cela dit, rien ne semble pouvoir freiner la jeune femme qui pourrait bien confirmer que cette saison fut bonne pour elle.

Les partenaires de l’agence aimeraient en dire autant, mais ça ne s’annonce pas très bien. Pete voit pourtant de nouvelles opportunités se présenter à lui, car l’industrie est pleine de vautours.

Don réagit de son côté à sa façon, un verre à la main. Sans surprise, c’est le moment choisi pour commencer à creuser une nouvelle faille dans sa vie sentimentale – ouverte avec la dernière image du précédent épisode. D’un côté, il y a Faye qui est le genre de femme qui semble être capable de le gérer, mais dont l’influence dans sa vie semble imposer une pression et un engagement qu’il a des difficultés à gérer. De l’autre, Megan, la secrétaire docile qui le vénère et ferait tout pour lui, comme Allison avant elle. On aurait pu croire qu’il aurait appris de ses erreurs, mais il faut croire qu’être materné et admiré simultanément est quelque chose auquel il ne peut pas résister quand les choses vont mal.

La vie sentimentale de Don se complexifie de nouveau. Une chose qui était attendue, surtout depuis que Megan fut mise en avant dans le rôle du substitut maternel qui consolât Sally. Malgré tout, étant donné la conjoncture dans laquelle se trouve l’agence, ce genre de storylines parait presque de trop au moment où les enjeux les plus majeurs menacent l’agence qui s’est imposée comme étant le cœur de la série, surtout depuis le début de cette saison.

En tout cas, cet épisode, plus que le précédent, semble destiné à bâtir une fin de saison sur une tension grandissante. L’avenir de l’agence s’assombrit maintenant que ses bases ont été fauchées violemment. Une prise de risques qui n’est pas sans rappeler le début de l’effondrement du couple Draper la saison dernière. Espérons que la fin sera meilleure pour SCDP. En tout cas, c’est une façon efficace de créer de l’impatience chez le spectateur. Plus que deux épisodes.