Suite à un crash d’un avion de la compagnie American Airlines, des conflits au sein de la Sterling Cooper se dessinent et provoquent certaines remises en questions chez certains…

Pete Campbell apprend la mort de son père survenue lors du crash d’un avion. Ce dernier est plus que troublé, non pas par cette nouvelle, mais par son manque de réaction face à cette perte. A tel point qu’il va même demander conseil au près de Don, au cours d’une scène très intéressante. Mais dans le milieu de la publicité, le malheur des uns fait le bonheur des autres, et « Duck » le nouveau venu dans la bande des Mad Men montre qu’il est lui même peu scrupuleux quand aux méthodes employées afin de décrocher un nouveau contrat. Pendant ce temps, on apprend enfin ce qu’est devenu l’enfant de Peggy, et on assiste a un règlement de compte entre Paul Kinsey et Miss Holloway. Tandis que Don Draper apparaît, au final, de plus en plus humain…

Après un premier épisode qui avait juste permis de se remettre dans le bain, cette suite est beaucoup plus riche en révélations et commence clairement à poser certaines bases de cette seconde saison. Comme les conflits internes entre Don et le Herman « Duck » Phillips (qui a fait son apparition dans le season final) qui promettent de bonnes choses pour la suite. Alors que tous les personnages continuent à graviter autours de la planète Pub, certains comme Pete Campbell ou Don Draper s’interrogent sur eux mêmes et sur le reste. Le premier après avoir cherché du soutien auprès de Draper va finalement se ranger du côté de Duck, alors que Draper apparaît de plus en plus comme un géant au pied d’argile n’approuvant pas les décisions de ses patrons, et allant même jusqu’à refuser certaines avances pourtant fort charmantes, bien loin du Don Draper du début de la série. Le personnage de Peggy continue lui aussi d’être intéressant, surtout dans sa façon d’ignorer son enfant. Dureté de façade ou réelle motivation sans limite afin de faire sa place au sein d’un monde d’hommes, la question demeure même si l’on commence à deviner la réponse.

Un bon épisode donc, qui rentre encore un peu plus dans la psychologie des personnages et de leur complexité, et qui continue de nous plonger dans l’univers des sixties et des ses bouleversements sociaux. L’ambiance de la série, où les marques d’eau minérales doivent avoir beaucoup de mal a faire du placement de produit, est d’ailleurs encore une fois pour beaucoup dans la qualité de ce second volet. Pourvu que ça dure…

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