Mad Men - Ladies Room (1.02)
Alors que Don doit trouver une idée pour la marque Gillette, il fait aussi face à des problèmes chez lui. Sa femme Betty aurait besoin de consulter un psychiatre. De plus, on le presse d’aider à la campagne de Nixon. De son côté, Peggy continue sa découverte de l’entreprise Sterling Cooper, et reçoit des avances de plusieurs hommes.

Le premier épisode servait d’introduction. Les hommes avec qui travaillent Don Draper ressemblaient à de grosses caricatures, les secrétaires à des clichés, et de ce mélange en ressortait un sentiment mitigé.
Ladies Room apparaît déjà bien plus maitrisé. On se concentre principalement sur Don et sa femme d’un côté, et de l’autre, on découvre, à travers Betty, les employés principaux.

La femme de Don, Betty, qui ne fait qu’une scène dans le pilote, occupe une place bien plus importante. On se rend compte alors qu’elle ne sait rien de son mari, qui reste très mystérieux et n’aime pas parler de lui. Sa liaison avec Midge nous est aussi montrée, donnant plus l’impression d’une deuxième vie.
Betty est victime de tremblements de mains (Parkinson ?), non expliquée. Les médecins lui conseillent d’aller voir un psychiatre. C’est Don qui choisit l’homme chez qui elle ira consulter, et avec qui il aura une discussion pour connaître ce qui s’est passé, et ce qui ne va pas chez sa femme.
Betty parait être une femme qui dissimule sa tristesse. Elle a un mari, des enfants, de l’argent. Quelle raison de s’inquiéter ? Pourtant, quand on lui parle d’une femme divorcée, elle est curieuse de voir comment elle s’en sort. Sa vie de couple est bien plus complexe que Don a l’air de le croire, qui ne se rend pas tout de suite compte que sa femme n’est pas heureuse. Son incapacité à parler fait que Betty a aussi le sentiment de ne pas le connaître, de ne pas savoir qui il est.
Nous assistons donc à une situation de couple tout ce qu’il y a de plus présentable à la surface, mais qui, au fond, dissimule beaucoup de silence pesant pour Betty.

En parallèle, Peggy fait plus amples connaissances avec le personnel de Sterling Cooper. Cette partie permet d’aider certains de ces messieurs à quitter leur sourire Colgate. Ils n’ont pas tous le droit de quitter le moule qu’on leur a offert dans le premier épisode, mais c’est un début. Paul (publicitaire) sera un peu plus mis en avant, croyant qu’il a sa chance avec Peggy. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’elle pense plus à Pete, en lune de miel à Niagara Falls.
Joan, celle qui supervise Peggy, reste assez agaçante, mais permet d’offrir un bon opposé à la nouvelle arrivante.
Le fait que Peggy vienne de la campagne est une excuse bien trop facile pour justifier sa naïveté, clairement poussée. Tous les hommes lui tournent autour, car il s’agit de la nouvelle. Pourtant, on lui a déjà expliqué. Il lui faudra tout un épisode pour comprendre. Difficile alors de mesurer le potentiel de la jeune fille, qui apparaît assez lente d’esprit pour l’occasion.

Ce deuxième épisode se révèle un ton au-dessus du pilote, laissant l’exposition de côté pour ne se concentrer que sur quelques personnages. Il est alors plus facile de se prendre dans l’histoire. Il reste cette atmosphère aseptisée, dut, en partie, au choix visuel de la série, reflétant une image très cinématographique de l’époque, au lien de tenter une approche plus réaliste.

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CaroleC
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