Mad Men – New Amsterdam (1.04)

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22 mar 2008 à 15:39
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mad men 104
La vie professionnelle et privée de Pete se complique quand il lutte pour avoir plus de poids dans les deux. Alors qu’il fait face aux pressions de sa femme pour un nouvel appartement, il se met à dos Don et met en danger sa place au sein de Sterling Cooper.

Chaque épisode semble se centrer autour d’un personnage principal, et New Amsterdam se tourne vers Pete Campbell. Rare personnage dont le potentiel ressortait déjà dans le premier, il apparaît à travers cet épisode déjà bien plus intéressant et plus complexe que Don.

Trudy, la femme de Peter, vient le voir à son travail, pour l’emmener faire un tour. Elle veut lui montrer un appartement dont elle est tombée sous le charme. Seulement, Pete retombe vite quand il s’agit du prix. Il n’a clairement pas les moyens de payer, il ne gagne pas encore assez. Ce fait n’est pas suffisant pour arrêter sa femme, qui dit qu’il est normal qu’un jeune couple se fasse aider.
C’est de cette façon que nous allons découvrir la famille de Pete. Sa mère et son père. Nous découvrons donc qu’il est issu d’une famille aux premiers abords fortunés. Le père de Pete ne comprend rien à son travail et ne porte que très peu de respect à son fils. Il est prêt à aider son frère, mais pas Pete. Ne voulant pas admettre sa défaite, il dit à sa femme qu’il n’a pas parler du problème de l’appartement à son père.
De la femme de Pete se dégage deux idées. La première est qu’il est évident qu’elle est un peu niaise. La seconde est que cela ne l’empêche pas de tout faire pour obtenir ce qu’elle veut, surtout si c’est matériel.
Elle va alors se tourner vers ses propres parents. La coupure est nette, les beaux-parents de Pete sont l’opposé de sa famille. Le père a du respect pour le travail de son beau-fils, et il semble beaucoup l’aimer. Il n’hésite pas une minute à apporter l’aide nécessaire au couple, ce qu’il trouve tout à fait logique.
Pour Pete, la situation est bien plus difficile à avaler. Cela demandait déjà un rude effort d’aller demander à son père, et cela semble lui coûter tout autant que cette aide lui soit apportée par son beau-père.
Cette situation le place donc en position d’infériorité, et autant dire qu’il apprécie peu. Sa femme n’écoute pas vraiment ses dires, et il est évident qu’il est dans sa propre famille un vilain petit canard.

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Pete se bat pourtant assidûment pour sa carrière, et surtout pour la faire tourner comme il l’entend. Ce qu’il veut est évidemment le travail de Don Harper. Ou du moins, un vrai travail de publicitaire. Comme il le souligne lui-même, c’est en entrant dans Sterling Cooper qu’on lui a dit pour la première fois de sa vie qu’il savait s’occuper des gens. On découvre véritablement les sentiments de Pete envers sa carrière, et on peut dire que cela le frustre. Toujours à être derrière, alors que des idées, il en a.
Accidentellement, la situation va tourner à la fois à son avantage, tout en le mettant en péril. Le seul moyen pour prouver sa valeur est alors de l’exposer au client, en l’absence de Don. Ayant réussi à influencer ce dernier, qui a rejeté l’idée de Draper, Pete se doit de l’occuper pour le soir, et c’est ainsi qu’il glisse au bar une de ces idées. Rejeté. Pourtant, le jour du rendez-vous, le client va rappeler ces propos, pensant qu’il s’agit d’une idée de Don Draper, qu’il adore. C’est à la fois une bonne et une mauvaise surprise pour Pete. Soudainement, il est exposé, et prouve qu’il est capable, mais la conséquence suivante est de se voir virer par Don.
L’ironie de la chose est que son passé familial va le sauver, et contrairement à la première impression, c’est le côté familial maternel qui porte tout l’héritage, qui a toutes les entrées. Roger fera croire à Pete qu’il doit son travail à Don, mais on peut quand même se douter que Campbell n’est pas assez stupide pour y croire.

En parallèle à tout ceci, nous suivons l’évolution relationnelle entre Betty et Helen Bishop, la divorcée. Les évènements prennent peu de place, mais montre surtout la crainte de Betty si une telle situation lui arrivait, tout en nous dévoilant un étrange comportement. Elle juge que Betty est jalouse de sa situation, de sa famille heureuse. Difficile de se faire une véritable idée sur ses propos et sur la vision de Betty, qui ne parait pas totalement exact. Si Helen a l’air d’avoir un fils un peu perturbé, elle n’a pas l’air pour autant malheureuse ou envieuse.

En se centrant autour de Peter Campbell, l’épisode trouve le parfait équilibre entre la vie privée et la vie professionnel du protagoniste. Le ton est juste et l’histoire maitrisée de bout en bout.

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