Mad Men - Souvenir (3.08)

Le travail de Don pour Connie Hilton le pousse à beaucoup voyager. Il propose alors à Betty de l’accompagner à Rome. Alors que Trudy rend visite à ses parents, Pete rencontre Gudrun, la fille au pair d’un de ses voisins et lui vient en aide.

Après tout ce qui lui est arrivé dernièrement, il n’est pas étonnant que l’on s’intéresse un peu à Betty. Ce n’est pas qu’elle ait été négligée, mais son comportement – entre son récent accouchement et sa relation ambigüe avec Henry – mérite d’être un peu expliqué. Bien entendu, on pouvait espérer que cela soit fait avec le style typique de la série, entre réactions cryptiques et métaphores.

Tout commence donc pour elle par cette affaire de réservoir qu’elle semble avoir décidé de rejoindre uniquement dans le but d’avoir une excuse pour contacter Henry. Il faut dire que ce dernier parait avoir suivi le même raisonnement et cela se terminera par un baisé. On connait Betty, il est dès lors surprenant de la voir garder son contrôle à ce point. Enfin, ça la poussera quand même à accepter l’offre de Don au sujet du voyage en Italie.

Le business avec Connie est une sacrée opportunité, à la fois pour Don et pour les scénaristes. Comment transporter le couple à Rome sans une excuse aussi bien montée ? Mais passons, car voilà les Draper en Europe, tirant profit des plaisirs offerts par le travail. Betty se fait belle et les hommes la désirent. Se faire séduire, même par le premier des goujats, est pour elle une situation des plus agréables. Elle a le pouvoir que son physique lui accorde, tout en profitant d’un séjour confortable avec la sophistication nécessaire pour lui faire oublier sa vie de mère au foyer.

Il est souvent assez flagrant que la ville lui manque et ça l’est encore plus là, car cela semble alimenter la passion dans le couple Draper. Mais tout ceci n’était qu’une passade et le retour à la normale, même avec les retrouvailles avec bébé Gene, se fait violemment. Elle réalise de nouveau ce qu’elle avait accepté de supporter, elle déteste sa vie de banlieusarde. Une réalisation qui lui a probablement fait remarquer que ce qu’elle voyait en Henry n’était que l’écho de l’extérieur. Après avoir échangé un baisé, pour elle, il ne sera pas possible de retrouver ça. Le mystère de l’étranger a disparu.

Mais Betty n’est pas la seule à bénéficier d’un peu d’attention, Pete profite de la situation, l’été calme à New York. Il est seul chez lui, Trudy étant chez ses parents. C’est alors qu’il fait la connaissance de Gudrun, fille au pair chez des voisins. Celle-ci a un problème qu’il va se proposer de résoudre. Une opportunité pour nous ramener Joan, par le plus grand des hasards. Celle-ci travaille dans une boutique de vêtements et assistera Pete dans sa tâche. On apprend donc que le médecin de mari change d’orientation, désirant devenir psychiatre. Difficile d’imaginer ce qui est en réserve pour elle, mais on peut espérer la revoir à l’occasion.

Pour revenir à Pete, toute la mascarade le mènera à rester cordiale, jusqu’à ce qu’il se décide à franchement tromper sa femme. Une chose est sûre pour lui, Trudy ne doit plus le laisser seul. Il se sent coupable, encore plus quand sa conjointe pense que c’est à cause des enfants qu’ils viennent de croiser – ce qui nous rappelle qu’il en a eu un dans le cadre d’une autre affaire. Bref, pour Pete, on ne peut pas dire que ce calme mois d’aout à New York fut aussi paisible qu’il aurait aimé. Une chose ressort quand même, c’est que le couple Campbell apparait trouver sa force dans le fait que Trudy s’est posée en figure autoritaire malgré elle et que Pete a besoin d’elle pour se sentir en sécurité. On peut juste se demander si au bout d’un moment il ne cherchera pas autre chose, comme ce fut le cas pour Don à une époque qui semble aujourd’hui révolue.

L’activité calme dans les bureaux de Sterling Cooper nous a donc permis de nous concentrer sur d’autres angles importants de la série, Pete et Betty. Souvent en arrière-plan, c’était l’occasion de les mettre au premier et de les montrer dans des situations inhabituelles avant de les replonger dans la banalité de leur quotidien. Un bien pour lui, mais pas forcément pour elle, enfin, selon son point de vu.