Don reçoit une visite surprise de Sally, tandis Joan doit gérer le départ de son mari et qu’un drame survient dans les bureaux de l’agence.

Bert Cooper : She was born in 1898 in a barn. She died on the 37th floor of a skyscraper. She’s an astronaut.

Qu’on l’aimait ou pas, Miss Blankenship a su se rendre inoubliable et sa dernière apparition dans la série à sceller ce fait pour toujours. Il faut dire qu’elle était devenue un ressort comique et elle se devait de quitter l’agence d’une façon décalée, si je puis dire.

En tout cas, elle sera le point culminant de cet épisode tragicomique qui, comme son titre le met bien en évidence, s’intéresse aux femmes de la série. Cela dit, celles-ci brillent souvent grâce aux hommes de leurs vies qui leur permettent d’affirmer leur place dans leur travail et dans leur vie privée. La série est arrivée à un point dans le temps où la position de la femme a évolué et les hommes doivent l’accepter, comme Peggy tentera de le faire comprendre à Abe Drexler. Ce dernier est prêt à se battre pour permettre aux Afro-Américains d’avoir accès à des choses, alors que Peggy défend que combattre pour que les femmes obtiennent la même reconnaissance ne serait pas une mauvaise chose. Son argumentaire est imparable, mais il semble qu’il ne soit pas suffisamment clair pour Abe.

À côté de ça, nous avons Sally qui a fugué et qui se retrouve chez son père. Pris avec les clients et le décès soudain de Miss Blankenship, il va demander à Dr. Faye de s’occuper de sa fille. Du temps a donc passé depuis le précédent épisode, comme on le constate ici avec la relation entre Don et Faye. Cette dernière va par contre se retrouver prise au dépourvu, ne démontrant pas une once d’instinct maternelle avec Sally. Elle ne sait pas comment s’y prendre avec les enfants, car pour en arriver où elle en est professionnellement parlant, elle a dû se dédier à toute autre chose. Le problème est qu’elle considère cela comme un échec à un test. Sa réaction montre l’importance qu’elle donne à sa relation avec Don, mais surtout, elle montre que malgré ce qu’elle a accompli, Faye a toujours des choses à prouver.

Et c’est globalement là où cet épisode semble vouloir aller. Montrer des femmes qui sont arrivées à dépasser la place dans laquelle la société les a coincés et qui craignent d’y être renvoyées. Une impression encore plus notable quand Betty arrive pour récupérer une Sally qui veut rester avec son père. Betty se transforme alors en icône du passé, fière et inébranlable, alors que les femmes de l’agence qui sont indépendantes et se battent tous les jours pour conserver ce qu’elles ont gagné,  apparaissent fragilisées.

Joan, elle, semble se trouver à un carrefour. Résumant, accidentellement, sa relation avec Roger, elle cherche à fuir la réalité du départ de son mari pour la guerre et le rappel de sa mortalité donnée par Miss Blankenship. Avec Roger, leur route s’est séparée, mais il n’y avait pas vraiment eu de conclusion. Quoi qu’il en soit, ils sont aujourd’hui tous les deux mariés et savent où ils se trouvent, mais ne peuvent clairement pas s’empêcher de se demander où ils en seraient aujourd’hui s’ils avaient choisi d’être ensemble.

Entre mort, parentalité difficile, montée de féminisme, et la guerre qui se profile à l’horizon, cet épisode fait le constat d’une période en pleine évolution, mais également fragile.