Don est officieusement en concurrence avec Ted Chaough de l’agence CGC. Quand ils se retrouvent face à face pour gagner le compte Honda, il faut trouver une nouvelle stratégie. Sally cause de plus en plus de problèmes à sa mère qui accuse Don d’en être responsable.

Après plusieurs épisodes à voir Don petit à petit sombrer, il semble qu’une petite compétition professionnelle puisse le stimuler et l’aider à retrouver de l’énergie. Cela dit, ce n’est peut-être que l’énervement causé par chaque conversation avec son ex-femme qui produit cet effet.

Quoi qu’il en soit, l’épisode va tourner autour de l’obtention du compte Honda et des soucis que « cause » Sally.

En soi, Sally a un gros problème : sa mère. Betty a changé de mari, mais reste immature et égocentrique. Heureusement que Henry est concilient, car il ne doit pas être facile tous les jours de gérer les dommages provoqués par Don. Ce n’est pas que celui-ci en fasse exprès, juste que Betty a développé une telle aversion à son ex-mari qu’elle arrive à peine à lui adresser la parole sans exploser.

Bref, Sally en veut à sa mère ou, plutôt, elle grandit. Elle cherche à plaire, à comprendre des choses qui ne sont pas de son âge, et elle aime son père. Tout ceci combiné fait d’elle une mauvaise fille qui va devoir se rendre chez la psychiatre. Et c’est probablement la meilleure idée que Henry pouvait pousser dans la tête de sa nouvelle femme, car cela va permettre à cette dernière de sortir de sa carapace peu reluisante pour nous rappeler qu’elle n’a jamais entamé de processus de guérison, accumulant les blessures qui l’on empêcher, dans un sens, de mûrir et de s’émanciper du rôle iconique que son éducation l’a poussé à endosser. Il est difficile d’aimer un personnage comme Betty, mais, au moins, la scène avec la psychiatre réussit à lui offrir ce qu’il faut pour qu’on puisse un minimum la comprendre.

Dans un tout autre genre de chose, chez SCDP, les affaires ne se portent pas spécialement mieux, mais Pete a peut-être le moyen d’acquérir un gros compte, celui des japonais de Honda. L’excuse est là pour poser de nouveaux challenges, car le gros morceau est à gagner à la concurrence qui est personnifiée par Ted Chaough de l’agence CGC. Cette dernière n’est pas plus importante que SCDP et Ted veut la tête de Don. Un seul survivra et le combat va apporter une touche de fantaisie que la série ne côtoie pas habituellement, sortant ainsi de la traditionnelle sobriété qui règne lors de ce type de transaction. Comprendre que Don va jouer avec les règles et l’égo de son concurrent pour remporter une bataille presque perdue.

Il faut dire que Roger n’a pas vraiment laissé le choix en exprimant son ressentiment envers les japonais. C’est mauvais pour l’agence, mais pas pour le personnage qui en profite pour ainsi pour montrer qu’il n’est pas qu’un simple bouffon alcoolisé.

Au final, tout ceci est assez divertissant et sert à bien rappeler le génie de Don Draper qui semblait n’être plus qu’une légende.

Mais comme souvent dans la série, et comme la scène de Betty chez la psychiatre l’illustre parfaitement, ce sont majoritairement les petites scènes et les regards qui en disent le plus dans Mad Men. Pour Don, le passage avec Faye dans la cuisine de l’agence se révèlera riche, malgré son apparence anecdotique. Faye fait parler les gens de choses personnelles, Don a toujours refusé de s’ouvrir. Là, il va pourtant évoquer la situation avec ses enfants et elle lui apprendra la réalité de son non-mariage. Faye semble ici pour aider Don à évoluer, à sortir du silence, plus qu’à le conforter dans sa culture d’une vie privée gardée sous clé.

The Chrysanthemum and the Sword est en tout cas un épisode riche et qui possède une énergie légèrement différente de l’habituelle. Cela dit, ce sont probablement les moments les plus calmes qui se montrent les plus intéressants et qui offrent aux personnages de véritables perspectives d’évolution.