Mad Men – The Fog (3.05)

Betty va finalement accoucher. Duck reprend contact avec Pete pour lui proposer un job.

Cela devait se produire, ce n’est donc pas une surprise quand Betty annonce que c’est le moment. Direction l’hôpital pour un accouchement en douleur. Difficile de savoir si c’est la mise en scène ou si c’était vraiment le cas, mais la médecine de l’époque a un côté assez effrayant, et cela semble se ressentir chez Betty.

Cette dernière est placée sous sédatif, ce qui n’arrange pas les choses. On retrouve ainsi la petite fille qu’elle essaie de ne plus être, mais qui revient à la charge, propulsée par les médicaments et le deuil encore trop présent suite à la mort d’Eugene.

Elle n’est d’ailleurs pas la seule Draper à avoir du mal à aller de l’avant après le décès de Gene, car Sally va avoir des problèmes à l’école. C’est l’occasion de rencontrer son institutrice qui s’inquiète et qui va vite comprendre ce qui se passe. Étrangement, Miss Farrell semble se connecter à Don à cause de la mort de son père quand elle avait 8 ans. Ceci n’est clairement pas anodin, mais il est difficile de percevoir la finalité vu que cela est coupé court par l’approche de l’accouchement. Allons-nous nous intéresser à la mort que Don à lui-même connu étant jeune, ou est-ce juste une étape pour Sally, Miss Farrell étant la démonstration qu’elle restera marquée à jamais par la mort de son grand-père.

Pendant que la vie de famille des Draper est toute secouée, à Sterling Cooper, une révolution se met en marche.

D’abord, les notes de frais et la surconsommation de fourniture de bureau. Un souci financier qui nécessite une nouvelle perspective que Lane découvrira via Don. Mais ce n’est pas la seule chose qui prendra forme pour lui, car si Pete rencontre des problèmes de communication avec un client à cause d’une approche probablement un peu trop moderne pour certaines personnes de l’époque, pour l’anglais, il y a bien de l’argent à se faire auprès des « negros » et, soudainement, l’homme semble pouvoir devenir celui qui va emmener l’agence vers de nouveaux fronts. Bon, cette vision est peut-être un peu optimiste, voire trop présomptueuse, mais Lane Pierce n’est clairement pas là pour rien et s’il coince sur les différences culturelles, il apparait assez clair qu’il est ici pour faire de l’argent et que ceci pourrait être l’élément important.

Mais l’argent dans le monde de la pub n’est pas que le problème des grands pontes, car pour Peggy, sa situation salariale n’est pas juste. Elle mérite plus, mais elle ne l’a pas et Don semble convaincu que ça n’est pas prêt de changer. Du coup, le retour inattendu de Duck Philips dans le tableau – qui est à la source de la mini-révolution de Peggy – pourrait s’avérer un facteur crucial pour l’avenir de certains employés de Sterling Cooper.

Le fait est que l’agence est au seuil d’une nouvelle phase de changements qui va s’opérer à un autre niveau que la dernière, mais qui sera probablement majeure. Les années passent, les temps changent, la publicité ne fait que suivre et l’agence se doit de survivre.

Moins linéaire que le précédent épisode, The Fog est aussi un peu plus cryptique, notamment avec ce qui se déroule autour de Don, aussi bien avec Miss Farrell qu’avec l’autre futur papa dans la salle d’attente. Peggy, elle, poursuit sa route vers le haut, mais elle se trouve à un croisement qui peut la ramener en arrière si elle ne choisit par judicieusement sa voie. Cette image peut d’ailleurs également s’appliquer quand on aborde l’agence en général, même si là, beaucoup de facteurs entrent en jeux et les options disponibles sont alors bien moins nettes à percevoir. Cela place plusieurs personnages dans des zones troubles, un point sur lequel ce début de saison joue beaucoup, installant ainsi une légère touche d’incertitude qui est presque perturbante pour Mad Men.