Pour les congés du jour de l’an, Don est en route pour Acapulco et s’arrête en Californie pour rendre une visite à Anna Draper. Lane prévoit de retourner à Londres visiter sa famille, mais finira par rester à New York. Joan tente de s’accommoder de l’emploi du temps de Greg, mais ils ne pourront pas passer le réveillon ensemble.

Joan : Gentlemen, shall we begin 1965 ?

The Good News est un titre difficilement plus ironique, car les nouvelles ne seront pas bonnes du tout.

Et pour nous les annoncer, nous allons avoir un épisode divisé en deux parties. La première ramène Don en Californie, là où on l’appelle Dick.

Anna Draper est la seule femme qui connait Dick et ses secrets, mais l’aime quand même. On n’a d’ailleurs rarement vu Don plus heureux et détendu qu’en compagnie d’Anna, car il peut être réellement lui-même. Pour rester dans l’ambiance festive de ce petit arrêt avant Acapulco, Anna et Don vont donc faire la fête avec Stephanie, la nièce d’Anna, un moyen de reconnecter et de parler des problèmes avec Betty avec la seule personne qui peut offrir une réelle perspective.

Don est devenu bien misérable en perdant sa famille, mais être avec la véritable madame Draper allège le ton et le soleil de Californie semble accompagner le mouvement. Cela dit, bien qu’il voudrait faire durer cela, il va recevoir la « bonne » nouvelle qui viendra attaquer les fondations de son dernier rempart. Stephanie lui apprend qu’Anna a un cancer et qu’elle n’a plus beaucoup de temps à vivre, et elle l’ignore.

Si on passe au-dessus du drame humain, pour Don, perdre Anna c’est se séparer d’un bout de lui-même, du vrai lui-même. Une nouvelle difficile à digérer, mais son attachement à Anna le poussera à faire une dernière chose pour elle. Il part sans rien lui dire, la laissant heureuse.

Dans un tout autre registre, de ce passage en Californie, on retiendra également Stephanie et sa façon de montrer que Don devient vieux et que la jeunesse du pays est en pleine mutation. Une façon d’introduire le passage à 1965 sous un angle légèrement différent qui est pourtant annonciateur de nouveaux challenges pour la série.

Mais, avant de changer d’année, il reste un réveillon à fêter et cela se fera, pour Don, avec un compagnon d’infortune inattendu.

Lane Pryce est un excellent personnage que l’on a appris à connaitre un petit peu la saison précédente et qui mériterait d’être plus approfondi. Sa position dans la série et dans l’agence devrait permettre cela, cependant, ce sont ses problèmes de couples qui vont le connecter à Don.

On avait deviné que le mariage de Lane était en danger dès qu’on avait rencontré sa femme. Sa décision de rester aux États-Unis n’a aucunement aidé, comme on s’en doute. Le voilà donc seul, pour le réveillon. Dans la tradition Sterling Cooper – qui a suivi dans la nouvelle agence –, l’alcool va couler à flot et l’on suit Don et Lane passer la soirée dans des lieux où ils sortent du lot, continuant ainsi l’illustration du vieillissement du personnage et des changements que subit la société. Cela se ressent tout particulièrement lors de la scène avec le comédien qui les prend pour cible, insinuant qu’ils seraient homosexuels. Pour poursuivre le sens de l’ironie institué par le titre, ils finiront la soirée avec des prostitués et on les prendra pour des riches.

En parallèle à tout cela, Joan apporte sa touche à l’épisode, et nous montre à quel point son mariage ne s’arrange pas et comment ses projets de famille ne font que lui échapper. Une fois de plus, on voit que Greg qui devait lui donner tout ce qu’elle voulait n’arrive pas à délivrer. C’est un triste état de fait pour les fêtes de fin d’année, mais cela ne fait que s’ajouter à la liste des mauvaises nouvelles.

Lane : Though things have been precarious financially, it’s been a magnificent year.

Une dernière touche d’ironie de la part de Lane pour conclure.

The Good News clôture 1964 et lance 1965 sans le sourire. Cela débutait pourtant bien, mais Don n’a, de son propre aveu, que ce qu’il mérite. Cela ne doit pas l’empêcher de redresser la barre et c’est là que se trouve la route que la saison semble décidée à emprunter. Pour le bien de tous les personnages – et donc de la série –, il n’y a pas vraiment d’autres options.