Mad Men - The Hobo Code (1.08)
Don est tourmenté par des souvenirs de son passé qui refont surface. Le nouveau succès de Peggy la rend plus confiante, menaçant la relation qu’elle entretient au travail. Salvatore devient un peu trop proche d’un client.

Sur la campagne Belle Jolie, Don arrive à convaincre, et les acheteurs adhèrent. C’est donc un succès. Mais, avant cela, Peggy et Pete ont renoué leur relation. Pour la secrétaire, tout semble aller. Pour Pete, pas vraiment. Difficile de cerner l’honnêteté de ses sentiments. Il a l’air de réellement tenir à Peggy, et sa vie de couple ne le satisfait pas du tout. Seulement, que la jeune fille réussisse à imposer une idée pour une campagne de pub, alors qu’il se fait constamment refoulé, cela ne peut pas le laisser impassible, bien que pour le moment, il ne réagisse pas à ça.
Ce qui le gêne, en apparence, c’est justement, la façon dont Peggy a d’agir, toute heureuse de ce qui lui arrive. La douche froide pour la demoiselle est vite arrivée quand il lui dit : « I don’t like you like this« .
Où toute cette histoire va-t-elle nous mener ? On semble tenter d’offrir à Peggy une place habituellement réservée aux hommes (il est déjà fait référence à des femmes faisant le travail de publicitaire). Quant à Pete, l’homme ambitieux parait être écrasé par le poids d’une existence qu’il n’aime pas, et qui ne s’oriente pas comme il le souhaite.

En parallèle, et pour la première fois depuis le début, Salvatore va occuper un peu plus l’écran. Ce type d’initiative fait ressortir un peu trop l’aspect compartimenté de la série, où l’on tente d’aborder différents sujets à chaque épisode, mais où surtout, on a le sentiment de ne pas assister à un ensemble solide, mais à des petites pièces. On propulse le temps de quelques scènes, un personnage secondaire, sans lui avoir donné la consistance nécessaire, ou avoir pris le temps de créer un lien avec le téléspectateur. Le problème est, qui plus est, que, par la suite, le personnage reste souvent bien trop en recul, pour que l’histoire prenne alors du poids.
Lois Sadler, qui s’occupe des communications au téléphone s’intéresse beaucoup à Salvatore. Or, Salvatore se lie à un client masculin. Ce sont des sous-entendus assez explicites, qui débouchent sur une conclusion classique.

De son côté, Don va chez Midge, après avoir eu une prime. Il lui propose un voyage à Paris, mais elle a des amis chez elle, dont Roy. Les connaissances de Midge sont le stéréotype du fumeur, qui se croit cool et en dehors du système. Ils portent un jugement sur Don, pour eux, symbole du mensonge de la société, qui crée des besoins dont l’homme n’a pas besoin.
Don a pourtant, dans son malheur, mieux compris le véritable sens de l’existence qu’eux :
« Well, I hate to break it to you, but there is no big lie. There is no system. The universe is indifferent. »
Pour Don, cette soirée va ramener à la surface des souvenirs de son enfance. Le petit Dick a rencontré un homme, venu demander de l’aide à son père et sa belle-mère. Dans cette histoire, on semble tenter d’expliquer pourquoi Don a changé son identité, et qu’il soit venu à New York, et, dans le même temps, un étrange parallèle peut être fait avec son père.
En définitive, il réalisera que Midge et Roy sont amoureux, bien qu’ils ne le reconnaissent pas. Et il retournera chez lui, après que la jeune femme ait une nouvelle fois décliné l’offre d’aller à Paris, lui laissant le chèque.

Si la série cherche à montrer une époque, en montrant stéréotypes, et difficulté à s’intégrer et s’assumer dans une société où les valeurs sont différentes (femmes, homosexuels, ou autres), il arrive un point où l’on aimerait quitter les bancs de l’ordinaire pour tenter de prendre une voie un peu plus osée, et beaucoup moins conventionnelle. On ne peut sûrement pas nier que le traitement est de qualité, mais le manque de surprises et d’audaces, le tout teinté de bien trop de pessimisme, finit par lasser.

avatarUn article de .
CaroleC
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