Pete apprend une bonne nouvelle. Peggy rencontre Joyce, employée chez Life Magazine qui va l’entrainer dans le monde d’un photographe. Un groupe d’étude pousse Allison à bout.

Tout d’abord, il faut noter que c’est le premier épisode de la série réalisé par John Slattery, l’interprète de Roger Sterling. C’est pour lui l’occasion de montrer les bureaux de l’agence plus en détails, car une grosse majorité de l’épisode s’y déroule, presque plus que la moyenne.

Quoi qu’il en soit, on va tout particulièrement s’intéresser à Pete. Son rôle dans la nouvelle agence lui donne un certain statut, mais ça ne lui évite pas d’être forcé de faire ce qu’il n’a pas trop envie. Ici, se débarrasser de son beau-père comme client. Entre les deux hommes, il y a un respect hypocrite qui s’est installé depuis le départ, mais Pete va soudainement se retrouver dans une position de force qui va lui permettre d’enlever son masque et de faire plier le père de Trudy. Tout ça grâce à une nouvelle qui va apporter son petit lot de perturbations : Trudy est enceinte. On ne pensait plus que ça arriverait, mais dans un sens, il n’est pas surprenant que cela soit resté une possibilité n’attendant qu’à être exploitée au bon moment.

Pour Pete, difficile de rêver mieux, surtout qu’il revoit Ken qui, lui, est sur le point de faire un très beau mariage. Un autre retour, donc, et celui-ci était un peu attendu, car le brave Cosgrove était sur les photos promotionnelles et ce n’était pas un détail à ignorer.

Où ces retrouvailles mèneront, difficile à prédire, mais il n’empêche que Pete finira avec le sourire, et a rarement dû se sentir aussi bien.

Seule ombre, dans un sens, est l’impact de la nouvelle sur Peggy. Entre Pete et elle, il existe encore quelque chose, mais il apparait aujourd’hui qu’il s’agit surtout de regrets. Ils ont tous les deux évolué vers des univers différents, comme la fin de l’épisode le montre – chacun d’un côté de la vitre, l’un avec les artistes, l’autre avec les hommes d’affaires. Ils semblent presque se dire adieu.

Peggy, par ailleurs, a elle aussi eu une place importante dans l’épisode. Et si la grossesse de Trudy la ramène à une époque révolue, mais pas si ancienne, elle a avancé et vit aujourd’hui de manière plutôt différente. Cela sera d’ailleurs illustré ici avec Joyce, assistante pour le responsable photo chez Life. Ensemble, elles vont se rendre à une soirée où se trouve un artiste photographe que Peggy voudrait bien rencontrer. Une chose menant à une autre, on découvre une Peggy qui se détend, ce qui est presque une nouveauté et cela est clairement un symbole de ce qu’elle est devenue. Étrangement, elle parait ainsi rajeunir.

On finit avec Don qui sombre dans les regrets et les maladresses, et Allison continue d’en souffrir. Il va la perdre, avant tout parce qu’il ne sait pas comment lui dire de rester, ce qui la poussera vers l’explosion. Don a très mal géré la situation et c’est probablement parce qu’il préfère se noyer dans l’alcool. Le personnage devient de plus en plus misérable et fait fuir tous ceux qui pourraient l’aider à s’en sortir.

La vérité est que comme les autres, il a changé. Il n’a plus son assurance et sa splendeur, il n’a plus ses secrets ou sa famille et, bientôt, il n’aura plus Anna. C’est d’ailleurs certainement pour cela qu’il rejette avec tant de ferveur l’idée que la cible de ses publicités ne s’intéresse qu’à des concepts passés qu’il connait, car lui-même ne veut plus la même chose, et il n’est pas le seul, car Peggy dit elle aussi au revoir à ce qu’elle était et désirait.

La saison poursuit donc dans cette idée de changement qu’illustrait le passage à 1965. Les mentalités évoluent, les personnages changent, et les cibles de leurs publicités ne le savent pas encore, mais elles veulent autre chose.