C’est l’anniversaire de Peggy et elle doit le fêter avec Marc, tandis que le reste du bureau se passionne pour le match de boxe évènement de la soirée. Don va la faire rester pour travailler sur la campagne Samsonite, alors qu’il doit téléphoner à Stephanie.

Tout commence en s’annonçant comme une soirée festive et fortement alcoolisée, mais cela va rapidement être alcoolisé, sans devenir festif.

L’histoire va amener Don et Peggy à passer la nuit ensemble au bureau, travaillant sur la campagne Samsonite et parlant de leurs vies privées. Une situation que l’on pourrait qualifier d’inédite pour deux personnages qui n’aiment pas étaler leurs problèmes privés au grand jour et qui ont fini par continuellement s’opposer, du point de vue professionnel.

Ils sont donc sortis de leur routine pour, dans un sens, reconnecter et réaliser certaines choses sur eux-mêmes. Et ils le font pour fuir des parties de leurs vies qu’ils ne veulent pas confronter. Peggy prenant conscience que Marc n’est qu’un moyen d’obtenir ce qu’on pense qu’elle devrait avoir, mais pas ce qu’elle veut. Don, fuyant l’annonce de la mort d’Anna et la douleur qui va avec.

Si pour lui, l’inévitable se réalisera au petit matin, pour elle, la nuit sera constructive, partageant des moments de frustrations avec son patron, lui dévoilant ce qu’elle pense de lui, tandis qu’il lui rappellera sa place. Une confrontation d’égo qui va être explosive, mais qui finira par retomber pour laisser les deux personnages connecter à un niveau plus personnel.

Peggy parlera de l’échec qu’est sa vie sentimentale, alors que Don évoquera un passé qui lui faisait pourtant honte pendant si longtemps. Il sait qu’Anna n’est plus là et il semble presque près à lui trouver un substitut – dans un sens – avec Peggy, lui révélant qui il est vraiment.

Bien entendu, Don va se noyer dans l’alcool, mais c’est surtout pour obtenir le courage de téléphoner à Stephanie. Cela dit, cette consommation d’alcool l’entrainera dans une zone plus sombre qui finira par devenir ironique quand il nous rejouera la scène de l’épisode Red in the Face (1.07), sauf que cette fois, c’est Don – et non Roger – qui vomira une fois arriver au bureau après être monté par l’escalier.

La nuit continuera alors, entrainant Don toujours plus au fond du gouffre quand il se retrouvera face à un Duck aussi alcoolisé que lui, mais est plus désespéré. Un concours de déchéance qui explosera au nom de Peggy. La différence est que Don a encore un coup à encaisser et, après ça, il se relèvera, alors que Duck ne semble plus capable de remonter la pente.

Le dernier coup – difficile de passer à côté du parallèle avec le combat de boxe – est bien entendu le coup de téléphone. Une conversation qui devait se produire, même si des deux côtés de la ligne il est clair qu’il n’y avait rien à ajouter pour calmer la douleur. C’est un moment qui était inévitable depuis le dernier voyage en Californie et on savait qu’il s’agirait d’un instant clé de la saison, vu la signification pour Don.

Le fait que Peggy soit là au moment le plus difficile parait entrainer l’épisode au bout de son idée, renforçant le lien entre les personnages et permettant presque de justifier l’étrange folie de cette nuit.

Au petit matin, Don est recomposé, prêt à encaisser une nouvelle journée. On ne peut pas aller jusqu’à parler d’une renaissance, mais il serait étonnant que désormais, il n’essaie pas plus férocement de remonter la pente. Avec Anna, beaucoup de choses sont mortes, notamment Duck, car elle était la seule à savoir toute la vérité et à l’accepter. Don n’est plus deux hommes, il est forcé de n’être plus qu’un seul. Et c’est probablement dans cette direction que cette saison l’emmène.