L’anniversaire de Gene approche et Don se perd dans ses pensées, tentant de retrouver une certaine clarté. Betty de son côté fait face à sa rage et doit apprendre à la dompter pour ne pas tout perdre. Joan peine à maintenir son autorité dans les couloirs de l’agence, alors que son mari se prépare à partir en entrainement.

Don : We’re flawed because we want so much. We’re ruined because we get these things and wish for what we had.

Après avoir été mis KO, Don remonte la pente, petit à petit. Il est encore étourdi par le choc, mais a conscience qu’il doit se remettre sur pied pour pouvoir de nouveau avancer. Il va donc commencer à perdre le gout pour l’alcool et réaliser qu’il doit changer sa traditionnelle approche quand il s’agit de sa vie personnelle.

C’est ainsi qu’il va parvenir à finalement obtenir un rendez-vous avec Dr. Faye, mais, aussi, à ne pas céder au misérabilisme vers lequel Henry semble enclin à le pousser.

Il faut dire que ce dernier voit Don comme un souci qui aurait dû disparaitre il y a longtemps, mais qui reste collé à sa semelle à cause de sa femme qui n’arrive pas à mûrir. Sa solution est donc de continuer à l’effacer et à l’éloigner, espérant ainsi que Betty l’oubliera. Mais ça n’est pas prêt d’arriver, malgré le fait que, finalement, elle va se conduire comme une adulte. Pour elle, laisser Don prendre son fils dans les bras et feindre l’ignorance devait être une victoire, mais le voir ainsi ne la laissera pas indifférente, après tout, il était le seul homme qu’elle a connu pendant la majorité de sa vie.

Mais Don s’éloigne tout de même, mettant de l’ordre dans ses idées et réévaluant ce qu’il attend de la vie.

À côté de ça, Joan fait face à la triste vérité du départ prochain de son mari pour la guerre. Et pour ne rien faciliter, Joey ne cesse de la défier – elle lui rappelle trop sa mère et il veut montrer qu’il est un grand garçon maintenant. Joan sait se débrouiller, mais Peggy va s’en mêler.

Joan : All you’ve done is prove to them that I’m a meaningless secretary and you’re another humorless bitch.

Entre ce qu’elles veulent et ce qu’elles obtiennent, il est évident que la bonne façon de réagir pour l’une n’apparait pas comme étant la même pour l’autre. Dans le milieu professionnel, Joan et Peggy continuent de représenter deux pôles différents qui n’arrêtent pas de s’opposer, même quand elles désirent la même chose. À croire que le succès de l’une ne peut qu’être nuisible à l’autre, et qu’elles maintiennent difficilement un équilibre que l’évolution de la société – et les bonnes intentions – ne cesse de rendre encore plus fragile.

Pour finir, The Summer Man, en plus de montrer une écriture toujours aussi brillante, possède une réalisation qui l’est tout autant, voir plus. Sortant quelque peu du style narratif traditionnel de la série, et usant de plans de caméra qui prennent au dépourvu, cet épisode nous immerge de manière inattendue dans la tête de Don Draper, rendant son actuelle fragilité encore plus palpable que précédemment.  Une expérience ponctuellement déroutante – positivement parlant.