Don doit partir en Californie et demande à Megan de l’accompagner pour s’occuper des enfants. Betty déménage. Une opportunité se présente devant Peggy qui va peut-être lui permettre de signer un nouveau client.

Henry : There is no fresh start ! Lives carry on.

Don Draper arrive au bout de la longue route que fut cette quatrième saison. Il est tombé, a commencé à se relever avant de reprendre un dernier coup. Désormais, il s’affranchit du poids du passé, mais ses choix sont-ils les meilleurs ? C’est clairement la question qui vient en tête quand on voit ce qu’il décide de faire dans ce season finale. Cet épisode a d’ailleurs, contrairement à celui qui concluait la saison précédente, un étrange gout d’accomplissement.

Il faut dire qu’une chose est arrivée à son terme : son mariage avec Betty. Il a fallu ramasser les pièces et trouver des compromis, mais Don et son ex-femme tournent la page, d’une certaine manière. Disons que dans la tradition de la télévision américaine, la vente d’une maison symbolise la fin d’une ère. Betty s’occupe donc de fermer les dernières portes, offrant à Don l’ouverture qui lui était nécessaire. Un concours de circonstances que le personnage utilisera étrangement pour justifier ses choix.

Bien entendu, la série ne change pas et il y a toujours des blessées sur la route. Ici, c’est Dr. Faye qui paie le prix. Il y avait en elle un reflet d’Anna qui séduisit Don, mais ce dernier n’était pas Dick, dans un sens, et quand l’homme combine les deux identités ils retrouvent l’envie d’avoir cette famille parfaite – comme dans les publicités – et il a ses arguments de ventes.

Dans tout ça, il est d’ailleurs fort agréable de voir la perspective de Joan, puis celle de Peggy, sur la question. De leur point de vue, Don n’est qu’un Roger Bis (ce dernier en est presque fier) qui ne fait que répéter ce que tant d’autres ont fait avant lui, en étant persuadé qu’il est le premier. On nous a montré que Don vieillissait tout du long de la saison, voudrait-on nous le présenter comme étant désormais dépassé par son temps ?

Cette fin laisse quand même perplexe sur la direction que prendra sa vie à présent. Il pense avoir trouvé le bonheur qu’il cherchait, mais n’était-ce qu’illusion, car comme Dr. Faye le lui fait remarquer, il n’aime que ce qui commence. Où en sera-t-il dans quelques mois ? Va-t-il simplement répéter ses erreurs ?

En tout cas, son comportement n’est plus en accord avec le Don qu’il était. Désormais ouvert publiquement sur sa vie et prêt à laisser son passé derrière lui, il a peut-être véritablement changé.

À côté de tout ça, Peggy et Ken vont sauver l’agence en signant le premier contrat post-Lucky Strike. Ces deux-là semblent alors représenter le futur de SCDP. Ils ont l’éthique et la jeunesse que les autres n’ont pas. Ce n’est clairement pas anodin que Ken avoue ouvertement que ses priorités ne se trouvent pas dans son travail et qu’il n’est simplement pas Pete.

Ce final sème donc les graines d’un renouveau, mais le fait de manière bien plus subtile que la saison passée. Il faut dire que la série ne va jamais véritablement où on pourrait l’attendre. Certes, ce que Faye annonça se réalisa, mais pas comme on pouvait l’imaginer. Cela dit, le chemin parcouru pour y arriver ne fut pas non plus le plus direct, car Don a dû détruire pour mieux se reconstruire. Mais finalement, il ne fait que commencer et sa recherche du bonheur est probablement loin d’être achevée.