Don, Roger, Pete et Joan se rendent à la cérémonie des Clio Awards. Peggy est forcée de travailler avec Stan alors qu’elle aimerait qu’on la récompense pour le reste de son travail. Pete apprend que Ken a été approché pour rejoindre l’agence.

Il y a encore peu de temps, l’agence n’était pas très en forme et chaque client était primordial. Depuis la petite victoire du précédent épisode, un nouvel élan semble avoir été donné et la nomination de Don pour un Clio Award va montrer que tout le monde désire avoir sa part du gâteau, comprendre qu’ils veulent tous obtenir la reconnaissance qu’ils méritent (ou non), sauf Joan en fait.

Peggy est plutôt travaillée par cela, car elle croit qu’on devrait la remercier pour son travail sur la campagne pour laquelle Don est nommé. Ce n’est pas la première fois qu’on la voit ainsi, ruminer sur tout ce qu’on lui doit, sur ce que Don lui doit. Pour ce dernier, elle a toujours à apprendre et, comme elle le rappelle, elle n’a que 24 ans. Son ambition l’a mené jusqu’où elle est, mais son égo ne semble pas satisfait. Malgré le temps qui passe, elle ne change pas et ne parvient pas à être patiente. Son heure de gloire viendra, c’est indéniable, mais elle doit apprendre en attendant à se satisfaire des petites victoires, comme c’est le cas avec Stan, son collègue de travail forcé, à qui elle montre qu’elle est une femme libérée, ce qui le fera taire.

Roger, de son côté, veut aussi qu’on le remercie. Il n’a pas travaillé sur la campagne, mais c’est lui qui a découvert Don et il aimerait que ce dernier ne l’oublie pas. Le fait est que Roger arrive à un point de sa vie où il regarde en arrière et constate que le temps a passé et voit ce qui l’a mené là où il est. C’est donc naturel pour lui d’espérer qu’on reconnaisse sa valeur au moment où il sent qu’il devient obsolète.

C’est là qu’on nous présente un parallèle presque effrayant. La façon dont Roger recruta Don nous est présentée. Un bout de l’histoire du personnage qui restait encore à explorer. Si cela se fait maintenant, c’est qu’il y a une raison et celle-ci peut difficilement être plus claire quand, après avoir beaucoup trop bu, Don finit par engager Danny, un jeune qui en veut. Roger, après avoir trop bu engagea Don qui en voulait également beaucoup.

Don est donc devenu Roger. Il n’est pas encore obsolète, mais le relai est passé. Cela s’inscrit à merveille dans cette saison qui ne cesse de montrer que Don vieillit. Professionnellement parlant, il n’est peut-être pas au sommet, mais s’en approche. La nouvelle génération va le voir comme une inspiration et, dans 20 ans, ce sera lui qui remettra les trophées au Clio Awards – et quelqu’un, le jeune Danny peut-être, fera remarquer qu’il croyait qu’il était mort.

À côté de tout ça, Pete a lui aussi un problème d’égo, et ce, quand il apprend que Lane compte engager Ken. Une vieille guerre dont la première bataille a été perdue par Pete qui ne compte pas que cela se renouvelle. Il va donc marquer son territoire avant d’accueillir son « ami ». Quand Pete dit que les choses ont changé de manière permanente, il a bien raison, car il a mûri et même après un léger égarement, il sait désormais comment gérer intelligemment une situation à risque.

Waldorf Stories nous a donc parlé d’égos et de vieillissement. Deux thématiques classiques de la série, surtout dans cette quatrième saison. Don arrive au point où il peut se permettre de sourire, mais les récompenses sont éphémères et avec l’âge les choses ne deviennent pas plus simples pour lui, surtout qu’il a de plus en plus de difficultés à maintenir sa façade, montrant alors ses points faibles au grand jour.