
Dans le New York des années 60, Don Draper est l’un des grands noms de la pub. Maître manipulateur, il compte dans son entourage des ennemis qui attendent sa chute.
Précédé d’une excellente publicité de la part des critiques, Mad Men entame sa première saison sur la chaîne câblée américaine AMC. Critiques positives, c’est faible, car certains ne se privent pas de dire qu’il s’agit ni plus ni moins de la meilleure nouveauté de l’été.
La série porte le nom que l’on donnait aux publicitaires de l’époque (1960). Petits jeux de mots un peu faciles si vous voulez mon avis. Autant être clair tout de suite, comme ça je ne vais pas m’attarder dessus, je n’aime pas la représentation que font les Américains de cette époque, dans leur série TV. Je ne sais pas trop pourquoi, mais ça semble toujours trop factice. On se croirait dans Pleasantville. Il manque quelque chose pour qu’on y croie, un peu comme si la vérité de cette époque ne pouvait pas être montrée, que l’on devait s’en tenir à l’image carton pâte vendue par le cinéma de l’époque. En fait, ça manque de crasse, tout simplement. Au cinéma, le problème de ne pose pas trop, mais il faut dire que ces derniers temps, cette époque n’est plus trop portée à l’écran.
Ici, ce sentiment ne m’a pas trop assailli, mais ce n’est pas pour ça que tout est parfait. Il faut aussi dire que si la chaine fait la promo sur le producteur c’est parce qu’il a été scénariste sur The Sopranos. Ceci expliquant cela, il ne faut pas chercher trop loin l’origine des qualités de la série et de son côté un peu moins reluisant qu’il n’y parait.
Pour faire simple, il y a de bons dialogues et de bons personnages masculins. Le héros, Don Draper est L’Alpha Male de l’époque, héros de guerre, beau gosse, talentueux, créatif et loin d’être pauvre. Il est aussi l’homme à abattre pour les jeunes pousses de la boite qui rêvent déjà de prendre sa place. Ainsi, une concurrence est personnalisée par Pete Campbell, qui derrière sa gueule d’ange semble bien cacher un salopard de première. Mais ne sautons pas aux conclusions, car ici, c’est le monde de la pub, des faux-semblants et des à priori. Le monde professionnel dans lequel évolue Don est très crédible, tout comme son environnement de vie. Ce à quoi je n’ai pas trop accroché, enfin, ce qui m’a le plus dérangé dans ce beau tableau, ce sont les personnages féminins, enfin pas tous. La responsable des grands magasins, Rachel Menken, ou Midge, la maitresse de Don, semblent plutôt intéressantes, mais le personnel féminin de la firme, Peggy, Joan, and co., parait beaucoup trop superficiel et ancré dans cette image lisse et sans profondeur de l’époque. Mais elles ne sont pas seules, car Paul, Ken et Harry, les 3 golden boys amis de Pete ne sont pas trop mieux dans le genre. Alors peut-être que je me fais une fausse idée et que c’est la représentation des femmes de l’époque me dérange sur certains points. Peut-être qu’il y avait bien des golden boys gominés qui ne servaient qu’à lancer des banalités affublées de leur sourire Colgate. Peut-être aussi qu’il fallait cette dose de clichés pour permettre aux autres personnages d’exister.
Au final, oui, Mad Men s’annonce comme une série à suivre. Le pilote est assez captivant et laisse entrevoir de bonnes choses, mais l’avenir nous dira si elles seront ou non concrétisées. L’expérience m’a appris à ne pas trop spéculer sur l’avenir d’une série à partir de son pilote uniquement, alors attendons la suite.
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[...] Don Draper est anxieux ! Il ne parvient pas à trouver une idée de slogan pour une marque de cigarettes qui fait les frais de la commission fédérale de santé. Et il doit gérer les ardeurs de Pete Campbell, un jeune cadre arrogant et ambitieux, qui tourne en ridicule sa nouvelle secrétaire, Peggy Olson… Lire la critique de l’épisode [...]
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