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Magic City Saison 1 Magic City : Hôtel Miami (Saison 1)

Samedi 23 juin 2012 à 8:30 | 2 commentaires | | | |

Magic City : Hôtel Miami (Saison 1)

 Magic City : Hôtel Miami (Saison 1) Magic City : Hôtel Miami (Saison 1)par .

En 1959, Ike Evans est le propriétaire du prestigieux hôtel le Miramar Playa, mais pour arriver à ses fins, il a été obligé de passer un accord avec Ben Diamond, un mafieux reconnu et extrêmement dangereux. Pris dans ses mauvaises associations, il tente de se maintenir à flot pour le bienêtre de sa famille.

Une fois de plus, la chaine Starz s’essaie à un autre style. Avec Magic City, créée par Mitch Glazer, on plonge dans une ambiance proche du film Noir sous le soleil de la Floride en 1959. L’histoire tourne autour de la famille Evans qui est aux commandes du Miramar Playa, l’hôtel de luxe par définition à Miami.

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Nous accompagnons principalement Ike Evans alors qu’il tente de garder son business en forme, passant des deals avec des personnes pas toujours intègres et faisant des concessions pour obtenir ce qu’il veut. Il a de l’influence et de l’argent, mais moins qu’il en a réellement besoin pour pouvoir se libérer d’associés peu recommandables. L’idée est donc de voir comment Ike se retrouve à devoir payer le prix d’erreurs passées tout en construisant un avenir pour sa famille.

Le point de départ n’offre cependant pas véritablement d’enjeux clairs pour cette première saison, mais il est rapidement évident que Magic City compte se reposer énormément sur son ambiance pour pouvoir entretenir une impression de danger presque constante. Il faut dire que le mafieux Ben Diamond impose toute l’imprévisibilité nécessaire en se montrant complètement instable et incroyablement violent. Il est ce qui alimente la tension continuelle qui permet aux scénaristes de prendre leur temps pour définir une image solide de ce qu’ils veulent accomplir.

Diamond est donc plus un artifice narratif qu’un personnage solide, mais il est convenablement instrumentalisé pour apporter à la série une base concrète afin que l’on puisse s’attacher et s’inquiéter pour ses potentielles victimes, à savoir, les Evans. Il n’est pas l’unique pourri en ville, mais il donne le ton à la série, à défaut de faire plus.

Il a d’ailleurs le même souci qu’une partie des protagonistes principaux. Stevie Evans n’aura le droit qu’à une seule storyline étendue sur 8 épisodes, ce qui est plus que son frère, Danny, qui parait être là pour d’éventuels développements futurs, se contentant pour le moment de sortir avec une des femmes de ménage. Heureusement, d’autres ont plus de chance, comme Vera, la seconde épouse d’Ike qui tente de se faire sa place dans la famille et dans le business, tout en rêvant de la simplicité de sa vie passée.

Dans tout ça, on trouve également quelques têtes patibulaires, une prostituée exotique, des politiciens véreux, des représentants de la loi prêts à tout et des secrets de famille empoisonnés. C’est très classique dans le fond, cela semblant sortir d’une autre époque, mais Magic City n’est pas dénuée de modernité dans sa forme. Esthétiquement irréprochable, elle est d’ailleurs par moment bien plus soignée visuellement que scénaristiquement, ce qui éclipse occasionnellement la redondance de certaines situations, mais ce n’est au final pas suffisant pour camoufler certaines hésitations qui ralentissent le décollage de l’histoire.

Ainsi, il est nécessaire d’attendre la seconde moitié de la saison pour commencer à véritablement prendre la mesure des choses. Heureusement, le casting est des plus solides, tout particulièrement avec Jeffrey Dean Morgan, Danny Huston et Olga Kurylenko qui donnent un véritable intérêt au visionnage, et ce, dès le début.

Cette première saison fonctionne donc convenablement grâce à un agencement chanceux qui a permis à l’ensemble de prendre forme tranquillement. C’est indéniablement perfectible, mais même quand le scénario est un peu trop plat ou cliché, Magic City se révèle être un divertissement plaisant et suffisamment dépaysant pour ne pas être dénué d’intérêt. La qualité allant en s’améliorant d’un bout à l’autre, la seconde saison s’annonce en tout cas des plus prometteuses.

Aller plus loin…

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  • Ecaz

    Comme d’habitude avec ce genre de série, la saison 1 s’arrête quand tout commence vraiment à s’intensifier.
    J’espère que la saison 2 ne trébuchera pas en réinstallant ces personnages mais continuera plutôt sur cet élan.

  • balzane

    Le scénario est souvent un peu trop prévisible, mais l’ambiance années 50 reste sympa. Ike Evans se la joue à la Bogart, très flegmatique face aux coups durs, un peu trop à mon goût.
    La saison 2 est pour bientôt, heureusement car aucune des story line lancées dans cette saison 1 n’est bouclée, on a un peu l’impression d’avoir ici une 1/2 saison. La S2 s’annonce plus saignante.
    Question casting féminin on est gâté avec la présence notamment d’Olga Kurylenko, ex James Bond girl à juste titre.

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