Make It Or Break It serie

Mercredi 15 août 2012 à 9:00 | 2 commentaires | | | |

Make it or Break it (Championnes à tout prix) : À la poursuite de médailles d’or

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Kaylie, Payson et  Lauren sont des adolescentes peu ordinaires qui s’entrainent sans relâche pour faire partie de la sélection américaine de gymnastique qui concourra aux JO de Londres. Elles sont bientôt rejointes par Emily, une nouvelle recrue plutôt atypique…

Alors que les Jeux olympiques de Londres viennent de s’achever, le moment est idéal pour revenir sur Make it or Break it, série de la chaine ABC Family qui s’est terminé cette année après trois saisons. Inspirée par le film Stick It (2006), Make it or Break it (rebaptisée Championnes à tout prix chez nous) met en scène de jeunes gymnastes américaines qui n’aspirent qu’à faire partie de la sélection nationale pour les JO de 2012.

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L’action se situe dans un centre sportif du Colorado, appelé le Rock, où l’on suit les aventures de 3 amies gymnastes entrainées par un ancien champion olympique : Payson, la battante, Kaylie, la perfectionniste et Lauren, la petite peste. Elles sont bientôt rejointes par une nouvelle recrue, Emily, qui, contrairement à ses nouvelles coéquipières, a appris la gymnastique en autodidacte. Ces jeunes filles n’ont qu’un seul et unique but : faire partie de l’équipe nationale qui partira à Londres pour les JO.

Sur papier, Make it or Break it parait être une ode au sport, une sorte de fac-similé de l’abnégation de ces athlètes qui mettent leur vie entre parenthèses pour ne faire que penser, vibrer et vivre pour et à travers leur discipline. Mais la chaine ABC Family ne prendra pas cette direction et, dès les premiers épisodes, la série ne tarde pas à se transformer en drama pour adolescent sous couvert de cheval d’arçon et de barres asymétriques. Elle enchaine les rebondissements, les révélations et les coups fourrés à grande vitesse ; pour autant, la première saison n’est pas désagréable à regarder. Mais après le départ d’Emily au milieu de la seconde saison (l’actrice est enceinte de son 2e enfant), la qualité des intrigues ne cesse de chuter et, malgré l’ajout de nouveaux personnages masculins, le show s’essouffle. La troisième saison – 8 épisodes seulement – n’est plus qu’une simple formalité qui permet de conclure proprement la série alors qu’elle n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Le fait d’avoir choisi la gymnastique féminine comme sujet n’est pas anodin. Tout d’abord, c’est une discipline dans laquelle l’équipe des États-Unis est toujours performante lors des compétitions internationales. De plus, contrairement à la discipline masculine, les agrès féminins ne sont qu’au nombre de quatre, offrant à chaque personnage – même si elles restaient en concurrence –  la possibilité de briller sur un agrès particulier. De surcroit, les scènes de gymnastique sont bien filmées (cachant comme il se doit l’utilisation de doublures) et le fait que certaines actrices aient un passé de danseuses tend à rendre le show crédible – même si les routines présentées n’ont pas le niveau olympique.

Avec Make it or Break it, la chaine ABC Family ne prend donc aucun risque, mais parvient au travers de ces 3 saisons à aborder certains sujets qui sont pour les médaillés de demain des sujets quotidiens : les difficultés financières des parents pour payer les entraînements de leurs enfants ; la complexité à suivre une scolarité normale ; les heures d’entraînement interminables ; l’anorexie, la prise de drogue, les blessures et les accidents possibles, etc. Alors bien sûr, le tout est, comme toujours, enrobé d’une sacro-sainte morale et nos héroïnes vivent dans le monde « où tout est bien qui finit bien ». Mais peut-être la série aura-t-elle réussi à faire des émules auprès des jeunes générations, qui auront, à leur tour, un rêve de médaille.

La série est actuellement en diffusion en France sur Gulli.

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