Mel a depuis deux mois les deux enfants de sa sœur à sa charge, après l’arrestation de cette dernière suite à un scandale. Dépassée, elle a besoin d’une nanny, et c’est Joe, ruiné par son beau-frère, qui va se proposer pour le travail.

ABC Family cherche inexorablement à donner le jour à une sitcom pour jeune, mais pour le moment, l’échec semble s’imposer.

La voilà donc de retour dans le registre avec Melissa & Joey, sorte de version du XXIe siècle de Madame est servie (ou Who’s The Boss ? dans son pays), mais sans Mona. De toute façon, il y a fort à parier que le public visé n’a pas vu ladite série, beaucoup trop jeune pour cela, à moins d’avoir visionné des rediffusions.

Melissa & Joey met en scène Melissa Joan Hart – connu chez nous pour être Sabrina, mais aussi aux USA pour être Clarissa – et Joey Lawrence (Blossom aka Petite Fleur, ou Gimme a Break !), deux trentenaires ayant ainsi pour tâche de séduire les plus jeunes. La première incarne Mel, une politicienne, et le second endosse le rôle du « manny », s’imposant pour être l’homme à tout faire de la maison. Les deux enfants sont suffisamment âgés pour éviter que l’histoire joue sur l’aspect « mignon », et d’ailleurs, ils sont assez en recul, ce qui n’est pas trop mal.

Quoi qu’il en soit, la série – dans laquelle il y a quand même une référence à Charles s’en charge – ne se révèle pas aussi mauvaise qu’on aurait pu le craindre. Elle a réussi à me faire un peu rire et à provoquer quelques sourires. Il n’y a clairement pas grand-chose à se mettre sous la dent, mais ce n’est pas non plus ignoble. Les deux acteurs semblent suffisamment impliqués pour que l’ensemble tienne la route. En tout cas, ils sont bien déterminés à rendre leurs deux personnages plus solides que le scénario ne semble lui-même le vouloir, et leur complicité est assez efficace. C’est sûrement suffisant pour deux ou trois épisodes, mais il est clair que la série devra fournir plus pour tenir sur la durée, et cela ne parait pas du tout au programme.

Enfin, Melissa & Joey est une sitcom multi-camera qui n’a sûrement pas de mauvaises intentions. Elle n’est clairement pas très inspirée, que cela soit dans son pitch de base ou dans ses dialogues, ce qui ne l’empêche pas pour autant de réussir à étrangement susciter un sentiment de sympathie. J’imagine que c’est dû au casting, qui rappelle donc que les années ont passé et que moi aussi, je regardais ce genre de séries quand j’en avais l’âge.

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CaroleC
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