Melrose Place - Pilot (1.01)

Sydney Andrews est la propriétaire de Melrose Place, et figure centrale du lieu ayant eu un impact sur la vie des locataires du lieu : David Breck, le fils de son ex, le Dr. Michael Mancini ; Ella Simms, publiciste ; Auggie Kirkpatrick, sous chef cuisinier ; Lauren Young, étudiante en médecine ; et Jonah Miller, aspirant réalisateur. Mais les choses vont changer quand la dernière arrivante dans la place, Violet Foster, retrouve un corps dans la piscine.

Le 24 mai 99 s’achevait aux États-Unis Melrose Place avec la laissée pour morte Sydney. Mardi 8 septembre 2009, le lieu rouvrait ses portes sur The CW, et cette fois-ci, on s’assure que la rousse va bien y laisser sa peau, dans la mythique piscine. Personnellement, je ne m’y baignerais pas, mais chacun est libre de faire ce qu’il veut.

Quoi de mieux qu’un meurtre, du scandale et du sexe pour démarrer un show ? Des dialogues qui font mouche ! Ces derniers sont plus qu’absents de ce Melrose Place 2.0, donnant naissance à bien plus de scènes douteuses qu’un pilot devrait avoir le droit de contenir. Il faut dire que, pour une étrange raison, c’est un couple, dont on voit déjà la séparation arriver, qui occupe le plus l’écran. Jonah Miller, réalisateur en herbe, demande sa bien-aimée Riley, professeure, en mariage, après 5 ans de relation. Une demande qui s’achève sur un hurlement : Sydney flotte dans la piscine.

Jonah et Riley sont pathétiques et ennuyeux, et c’est l’un d’entre eux qu’on aurait dû tuer. Sydney aurait sans aucun doute mis de l’action dans le coin, elle qui devait en savoir long sur ces locataires. D’ailleurs, peut-être que David est son meurtrier ? Le jeune homme a surtout pour lui d’être le fils de l’inoubliable Dr. Mancini, même pour moi, qui n’ai pas vraiment suivi la série.

Meurtre il y a eu, mais la vie doit continuer, et chacun va vaquer à ses occupations pour les 24 heures suivantes, sans trop se préoccuper du policier sans charisme qui risque de trainer dans le coin pendant un moment. Il va avoir de quoi faire cet homme, car entre l’étudiante en médecine qui démarre sa carrière de prostituée, le sous-chef louche et l’actuelle inutile Violet Foster (le principal défaut étant pour elle qu’Ashlee Simpson-Wentz ne débitera pas une ligne de dialogue correctement), on est servi. Sans surprise, pourtant, il s’intéresse surtout à l’officielle nouvelle bitch des lieux, Ella Simms. En la matière, on a vu pire, et pour l’avenir de la série, il va falloir trouver plus coriace.

On imagine déjà les couples se faire et se défaire, sur fond de drames personnels et d’intrigues douteuses, mais pour que tout ceci devienne réellement plaisant, il va surtout falloir trouver un moyen de rendre une grande part des protagonistes intéressants. Entre les acteurs dont la performance laisse à désirer, les intrigues minables, et les mauvais dialogues, on ne peut pas dire que cela soit des plus prometteurs.

Pourtant, malgré tout ce tas défaut, on voit pointer un étrange potentiel, qui pourrait transformer ce programme au moins en guilty-pleasure. Il n’y a plus qu’à espérer que quelqu’un exploite cela.