Le détective Dwight Hendricks de la police de Memphis cherche à découvrir qui a maltraitée une vieille dame qui se trouve être une légende de Memphis. Une enquête qui lui tient à cœur, mais sa nouvelle lieutenante est sur son dos et il va devoir composer avec.

Longtemps connue comme étant la série produite par George Clooney, Memphis Beat arrive sur TNT et nous entraine dans le Tennessee, à Memphis, auprès de ses policiers. D’un en particulier, Dwight Hendricks.

Un nouveau cop show, mais avec un twist, vu que Dwight est aussi imitateur d’Elvis. Malheureusement, ce n’est pas ce point-là qui va dominer, même si son amour pour le King et sa ville est clairement palpable du début à la fin.

En fait, dans le fond, Memphis Beat est simplement une série policière avec son flic vedette et son petit univers. Ni plus, ni moins. Du standard qui est quand même légèrement magnifié par la réalisation de Clark Johnson qui tente d’utiliser l’iconographie du lieu et son ambiance moite pour créer une véritable identité visuelle.

À part ça, il y a donc Jason Lee dans le premier rôle et il nous délivre ce qu’on attend de lui. Le problème étant que son personnage est rapidement glorifié et que plus on avance et plus ce point s’accentue. Face à lui, on retrouve une nouvelle fois l’excellente Alfre Woodard dans un rôle de figure autoritaire, ce qui, ces dernières années, devient une spécialité. La Lt. Rice arrive tout juste et se retrouve à devoir accepter, via Dwight, qu’à Memphis on ne fait pas vraiment comme ailleurs.

Pour les accompagner, il y a une série de figures secondaires, facilement reconnaissables de par le fait que les acteurs sont des habitués de notre petit écran. Malheureusement pour eux, ils ne trouveront dans ce pilote que peu de place, Dwight faisant le show du début à la fin.

Pour finir, on pourra quand même noter que l’histoire se permet de jouer avec une petite touche de sensibilité qui n’est pas désagréable, mais quelques ellipses dans le scénario contrebalancent malheureusement ceci. Dans l’ensemble, c’est quand même très conventionnel et il apparait nettement que l’ambition n’est pas de déroger à cela.

Donc, globalement, ce pilote de Memphis Beat se laisse regarder sans problème, du moment que l’on n’a rien contre Jason Lee et que l’on apprécie un procédural drama policier basique.